Après le valproate, cinq autres antiépileptiques identifiés à risque

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) vient de publier une analyse sur les risques de malformations et troubles neurodéveloppementaux chez les enfants exposés aux traitements antiépileptiques pendant la grossesse.
Parmi l’ensemble des antiépileptiques, le valproate est le plus à risque. Les données bien documentées sur ce médicament et ses effets ont d'ailleurs conduit à le contre-indiquer dans la grossesse sauf si la patiente ne peut bénéficier que de ce traitement.  
Concernant les autres antiépileptiques, l'ANSM indique que les données sont insuffisantes pour apporter des conclusions définitives sur les risques de troubles neurodéveloppementaux. En revanche, un surrisque de malformations congénitales (fentes palatines, hypospadias...) a été mis en évidence pour cinq autres molécules : le topiramate, le phénobarbital, la primidone, la carbamazépine et la (fos) phénytoïne. Par ailleurs, l'ANSM appelle à la vigilance sur l'utilisation de la prégabaline (Lyrica et génériques) étant donné le risque malformatif potentiel et sa prescription importante en France. 
Sur une échelle établie pour l'ensemble des antiépileptiques, le risque de malformations est cinq fois plus important avec le valproate et environ multiplié par trois pour les 5 autres médicaments précédemment cités par rapport à ce qui est observé dans la population générale, la lamotrigine restant le médicament le plus sûr, compte tenu des données actuellement disponibles.  
Suite à ce travail, l'ANSM réunira le 14 mai un comité d'experts indépendants (CSST) pour proposer de nouvelles mesures afin de mieux encadrer la prescription de ces médicaments pendant de la grossesse. Elles seront établies en fonction du niveau de risque de chaque antiépileptique. 

Source :  ANSM 24/04/2019
Commentaire
Marion
27/04/2019
Et encore ..... sur ordonnance le sérum physiologique :-))))
ledoc84
26/04/2019
De plus en plus d'alertes !! Je rappelle que c'est pour cela que le médicament n'est pas un bien de consommation comme les autres et doit obligatoirement passer par des professionnels de santé. Par contre, si cela continue, on ne pourra bientôt plus soigner les patients qu'avec du sérum physiologique !! Toujours évaluer le rapport bénéfice risque.
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