L'obligation des 11 vaccins doit-elle inquiéter les pharmaciens ?

La réforme de la vaccination qui rend obligatoire 11 vaccins pour les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018 est entrée en vigueur. Jusqu'ici, seuls les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite étaient obligatoires. Les huit autres (la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l’hépatite B, la bactérie responsable de la méningite, le pneumocoque et le méningocoque C) étaient fortement recommandés.  Les 11 vaccins seront désormais obligatoires pour que les enfants concernés aillent en crèche, en colonie de vacances ou à l'école.
Cette mesure va-t-elle changer quelque chose pour les pharmaciens ? « Je pense que pour nous, cela ne va strictement rien changer », explique Cécile Le Normand, pharmacienne à Rennes. « Sur les 11 vaccins qui vont devenir obligatoires, si les parents faisaient tous les vaccins recommandés du calendrier vaccinal, les enfants sont déjà protégés pour les 11 maladies ». « On entend parler des 11 vaccins obligatoires, mais il n'y aura pas 11 injections à faire : "Des vaccins sont dits combinés : en faisant un vaccin, vous êtes protégé pour plusieurs maladies. Cela fera au total cinq injections entre deux mois et l'âge de 18 mois » indique-t-elle encore à France Bleu.
Finalement rien ne change, sauf peut-être les explications aux parents : « On va ressortir un calendrier vaccinal aux parents, pour montrer qu'il n'y aura pas 11 injections à faire ». Dans tous les cas, les vérifications ne commenceront qu'en juin 2018 et laissent donc le temps de se mettre à jour.
Si la réforme en elle-même n'inquiète pas les pharmaciens, ils devront néanmoins s'adapter aux stocks.

Source : France Bleu 02/01/2018
Commentaire
Soyez le premier à commenter cet article
Ajouter un commentaire