Bilans partagés de médication : on en parle dans les médias

« Les pharmaciens pourront surveiller la prise de médicament des personnes âgées » tel est le titre de la publication parue hier sur LCI, accompagnée d’un spot de 2mn12 pour parler des bilans partagés de médication, qui a aussi fait l’objet d’un passage au 13h00 de TF1. A l’œuvre avec une patiente, au cœur de son espace de confidentialité, Gilles Bonnefond, président de l’USPO.
Dorénavant, les patients âgés de plus de 65 ans qui prennent plus de cinq médicaments par jour pourront, s'ils le souhaitent, être accompagnés par un pharmacien. Le premier objectif de cette initiative est d'expliquer la raison du traitement mais aussi de prévoir les incompatibilités entre les prescriptions qui, dans la plupart des cas, se font sur différentes ordonnances. Le pharmacien rédige à l'issu des rendez-vous une analyse pharmacologique transmise au médecin traitant. L'entretien coûte 60 euros et est entièrement pris en charge par la Sécurité sociale.

Lien vers la vidéo :
https://www.lci.fr/sante/securite-sociale-seniors-medicament-consultations-les-pharmaciens-desormais-habilites-a-suivre-la-prise-de-medicament-des-personnes-agees-2102322.html

Source : LCI 23/10/2018
Commentaire
Folco Jean-Patrice
25/10/2018
Il ne s'agit pas de critiquer le bilan de médication plutôt la façon de le présenter. Ce que fait Gilles Bonnefond dans son espace confidentiel c'est ce que font la grande majorité des pharmaciens au comptoir. "Le premier objectif de cette initiative est d'expliquer la raison du traitement mais aussi de prévoir les incompatibilités entre les prescriptions qui, dans la plupart des cas, se font sur différentes ordonnances" Au vu de ce portage et des commentaires on fait croire qu'avant le bilan de médication le pharmacien ne faisait rien alors que la rémunération de ce bilan est la reconnaissance d'un travail que nous effectuons chaque mois pour les patients chroniques qui pour ceux qui prennent plus de cinq médicaments passent au minimum 5 heures par an dans nos officines. Passer sous silence le dossier pharmaceutique que nous avons financé et qui permet justement de détecter en temps réel les incompatibilités entre ordonnance est un vrai scandale au vu de la qualité de la sécurité sanitaire qu'il apporte. Parler de nous c'est bien, encore faut il avant tout faire reconnaitre la qualité de notre travail de tous les jours et ne pas faire croire que le bilan de rémunération est une amélioration alors qu'il n'est qu'une reconnaissance de la qualité de notre travail et que nous sommes libre de facturer ou pas, n'en déplaise à nos représentants syndicaux ou au directeur de la CNAM.
Ajouter un commentaire