Valsartan : pas de retour à la normale avant fin novembre

Cette semaine, l’ANSM a réuni la presse pour faire le point sur la contamination de certaines spécialités de Valsartan et parler des tensions d’approvisionnement.
Concernant les approvisionnements, l’ANSM prévoit un pic de rupture de stock du Valsartan dans les semaines à venir et appelle les industriels non concernés par la contamination à garantir l’accès à ce médicament. L’ANSM estime que la situation devrait revenir à la normale fin novembre.
En juillet dernier, certaines spécialités à base de Valsartan ont été rappelées suite à la découverte d’une impureté probablement cancérogène en cas d’exposition pendant 7 ans à la dose maximale, la N-nitrosodiméthylamine (NDMA). Selon Nicolas Thevenet, directeur adjoint de la direction des situations d’urgences, des affaires scientifiques et de la stratégie européenne (DSSE), cette contamination serait due à un changement de procédé industriel intervenu en 2012 dans l’usine chinoise. En France, 9 fabricants sur les 13 sont concernés, soit la moitié des boites de Valsartan délivrées en officine.
L’EMA a constitué sans attendre un groupe d’expert en toxicologie afin d’évaluer l’impact de la NDMA chez l’homme. De son côté, l’ANSM qui se veut rassurante insiste sur la nécessité de ne pas arrêter brutalement le Valsartan, ce qui exposerait les patients a bien plus de risque que la présence de NDMA. Chez un hypertendu par exemple, l’arrêt peut être responsable d’une poussée d’hypertension artérielle et d’un AVC. Des alternatives thérapeutiques existent. Les prescripteurs peuvent recourir à d’autres sartans ou à des IEC.

Source : Conférence de presse ANSM 11/09/2018
 
Commentaire
heintz pascal
13/09/2018
bizarre ? comment se fait-il que l'on organise une pénurie de valsartan la veille du lancement de l'Entresto qui est une association de valsartan et sacubitril ? Parait-il que l'on ne peut plus fournir de valsartan "propre" aux génériqueurs ? Bizarre, non ?
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