Les pharmaciens n’aimeraient pas le paracétamol 500mg ?

C’est ce que laisse entendre le Comité pour la valorisation de l’acte officinal (CVAO). « Demandez une boîte de paracétamol dans une pharmacie lors de vos vacances. Le geste va parfois précéder la pensée et la main va mener le préparateur ou le pharmacien vers la boîte de doliprane 1000 mg comme s’il s’agissait d’une évidence ».
Et le Comité de rappeler que le pharmacien est déontologiquement obligé de lutter contre la surconsommation médicamenteuse et d’informer dans le cas de son conseil des effets positifs et négatifs des médicaments proposés.
« N’est-il pas plus judicieux d’informer le patient que la dose la plus efficace est la plus faible pour le soulager ? Ce qui est vrai pour le paracétamol l’est aussi pour l’ibuprofène » précise encore l’auteur de l’article. Le patient est-il demandeur du dosage le plus fort ? « Notre erreur est de ne pas le vérifier et de ne plus agir comme un conseil au bénéfice du patient ». Beaucoup de pharmaciens s’informent malgré les réticences de certains de leurs patients de l’usage qu’ils veulent faire de leur boîte de paracétamol. Ici, l’intervention du CVAO a pour but de sensibiliser certains à des dérives qui les éloignent d’une pratique au bénéfice des patients. « Il faut prendre garde à ce que le geste distributif égocentré prenne le pas sur la responsabilité bien spécifique de l’acte officinal. Ce qui est vrai pour certains pharmaciens doit l’être aussi pour des laboratoires qui pourraient être tentés de confondre mercantilisme et santé publique en favorisant les hauts dosages et ainsi la création de comportement à risque ».

Source : Comité pour la valorisation de l’acte officinal 27/07/2018
Commentaire
Reinbold pascale
31/07/2018
De passage à Vienne en Autriche j’ai cherché du paracetamol. Ils n’ont pas de présentation à 1000mg, et pour le 500 on m’a dit max 3 par jour
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