Décret « Conseils et prestations », lettre ouverte à Edouard Philippe

L’Uspo, la Fspf, Federgy, le Cngpo, Phr, l’Ugdpo, l’Anepf et l’Apr signent ensemble une lettre ouverte adressée au Premier ministre. Le décret « conseils et prestations » permettant aux pharmacies d’officine de proposer des « conseils et prestations destinés à favoriser l’amélioration ou le maintien de l’état de santé des personnes » doit être moderne et ambitieux. Il doit avant tout répondre aux nouveaux besoins des patients et des territoires et pourrait s’inscrire hors cadre conventionnel selon la décision du Conseil d’Etat de décembre 2017. La profession se dit prête à répondre aux défis de vieillissement de la population, d’accroissement des pathologies chroniques, de renforcement de l’ambulatoire et de développement des outils numériques de santé. L’ensemble de la profession appelle le Gouvernement à faire confiance à la pharmacie d’officine et à son professionnalisme pour apporter sa contribution à la nouvelle organisation des territoires. « Il serait incompréhensible, après dix ans d’attente, que ce décret ne soit pas adapté à l’évolution du système de santé ». Le collectif souhaite le maintien de la solidarité et l’accès aux médicaments pour tous, sans avance de frais, en toute sécurité sur l’ensemble des territoires. Il en appelle aux valeurs fondamentales qui organisent la profession « assurer le bon usage du médicament, qu’il soit avec ou sans prescription, en pharmacie d’officine, assurer la présence pharmaceutique sur l’ensemble du territoire et assurer l’indépendance de la profession face aux groupes financiers ». 


Source : Communiqué 03/07/2018
Commentaire
Jean-Patrice Folco
05/07/2018
La petite pharmacie de proximité est celle qui assure le meilleur service à la population des malades en concentrant la quasi totalité des traitements chroniques. Les services comme les entretiens sont plébiscités par ceux qui n'en ont pas besoin. Résultat en 2016 les entretiens ont apporté 1 million d'€ sur les 6,7 Mds d'€ de rémunération du réseau apporté par les médicaments dont 6 Mds pour les seuls médicaments pour traitements chroniques
jf
05/07/2018
Avec , selon l'Ordre, en moyenne , 2,5 pharmaciens diplômés (titulaire+assistant) par officine , on se demande avec les amplitudes horaires des pharmacies, qui va assurer toutes ces missions, tout en surveillant les délivrances au comptoir..sauf à relever les quotas obligatoires d'assistant..Il est vrai que ces réformes sont initiées par les grandes officines dont le nombre d'assistant obligatoire est basé sur le chiffre de la para (et donc sous employés)...Alors vive les services (gratuits?) en plus des soldes médicamenteuses, des photographies de grain de beauté, du merchandising (un conseil =3 médicaments) , les ventes associées, la livraison à domicile, le drive,les promotions la Pub des groupements à la télé qui démontre combien est ringarde le petite pharmacie de proximité... .,...
jacques iturbide
05/07/2018
totalement exacte et dans 10 ans la pharmacie sera entre 3 ou 4 groupes capitalistes et les pharmaciens en seront leurs larbins ...
CF
04/07/2018
"Le maintien de la solidarité et l'accès aux médicaments pour tous doit être garantis" ! Cela n'existe plus en officine, puisque les médicaments peuvent se solder chez certains alors que la rémunération lors du conseil pharmaceutique va varier selon les remises consenties (énormes) par les laboratoires qui font une véritable discrimination envers les professionnels de santé (égaux seulement sur le papier)... Conclusion / Tous ces représentants de la profession qui signent une lettre commune , ne roulent que pour leur "boutique" et intérêts personnels car il n'existe aucune solidarité dans la profession tournée de plus en plus vers le mercantilisme ..Après la guerre des tarifs, voici venu le temps de la guerre des services... La fermeture de la moitié des officines (qui possède très peu de diplômés :1 titulaire avec ou non un assistant temps plein) est annoncée..
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