Après le retrait du Cytotec, quelles alternatives en gynécologie

Avec l’arrêt de commercialisation du Cytotec (laboratoire Pfizer), censé être utilisé en gastro-entérologie, les professionnels de santé vont devoir recourir à des alternatives dans un cadre gynécologique. « Pour les IVG, IMG et fausse couche, deux médicaments contenant du misoprostol sont déjà sur le marché : Gymiso (200 microgrammes) et MisoOne (400) », explique Dominique Martin, directeur de l’ANSM. L’ANSM assure avoir demandé à Amring et Nordic Pharma, les laboratoires qui produisent ces deux médicaments, d’augmenter leur production afin d’assurer la transition. En temps normal, ces deux médicaments n’ont d’autorisation que pour les IVG. Concernant les accouchements, l’ANSM rappelle que Gymiso et MisoOne ne sont pas adaptés. « Quand la femme est à terme et qu’il faut pour des raisons médicales déclencher l’accouchement, les doses ne sont pas du tout les mêmes, car l’enfant doit pouvoir supporter les contractions », rappelait le directeur de l’ANSM lors d’un point d’information mi-février. « Nous avons déjà dit qu’un médicament découpé en huit ne correspond pas à une bonne utilisation de la molécule. Nous voulons mettre à disposition un produit qui sera directement au bon dosage ». Pour cela, l’ANSM a octroyé une AMM pour l’Angusta du laboratoire Azanta, qui présente l’avantage d’avoir un dosage adéquat de 25 microgrammes par comprimé. Ce médicament en attente de prix et de passage en commission de transparence, n’est pas encore disponible sur le marché mais des alternatives existent comme le Propess qui s’administre par voie vaginale ou de l’oxytocine par voie intraveineuse. 

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Source : L’Usine Santé 01/03/2018
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