L'ibuprofène aurait un impact négatif sur la fertilité des filles

D’après des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de Rennes (Ille-et-Vilaine) dont l’étude vient d’être publiée dans Human Reproduction, les bébés de sexe féminin dont la mère a consommé de l’ibuprofène pendant leur grossesse  présenteraient un risque accru de rencontrer des problèmes de fertilité à l’âge adulte. Le médicament franchissait la barrière placentaire et exposait le fœtus et la mère au même dosage de la substance avec pour conséquence observée un impact sur les cellules jouant un rôle dans la formation des follicules des ovaires. Ainsi, en présence d’ibuprofène, ces cellules meurent ou se développent et se multiplient plus lentement que chez les fœtus non exposés au médicament. « Il y avait des effets significatifs après sept jours d’exposition à l’ibuprofène et nous avons constaté la mort cellulaire dès deux jours de traitement. Cinq jours après l’arrêt du médicament, ces effets nocifs n’étaient pas complètement inversés. Une réserve initiale mal stockée de follicules se traduira par une durée de vie reproductive raccourcie, la ménopause précoce ou l’infertilité, des événements qui se produisent des décennies plus tard dans la vie », selon Séverine Mazaud-Guittot, auteur principal de l’étude. Or 30 % des futures mères auraient recours à l’ibuprofène pendant les trois premiers mois de leur grossesse.

Source : Celtinews 06/01/2018
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