CVAO : une mobilisation trop faible pour le bilan de médication

Le Comité de valorisation de l’acte officinal (CVAO) s’inquiète du manque d’intérêt des médias pharmaceutiques pour les bilans de médications, comme du manque de préparation et du retard des formations, élément essentiel à leur mise en œuvre. Pourquoi le bilan de médication n’engendre-t-il pas la même mobilisation que la vaccination ? Pour cela, un certain nombre de préjugés doivent être combattus. Par exemple, croire « qu’il a pour but de diminuer le nombre de médicaments prescrits, présuppose que son objet n’est qu’économique et que les pharmaciens n’ont d’autres ambitions que d’améliorer le flux physique du médicament sans se préoccuper de la sécurisation incontournable de leur dispensation ». Imaginer que seule la surconsommation est à prendre en compte est inadéquat et ne favorise que la culpabilisation de patients souvent addicts à une prescription de facilité. La surconsommation peut être effective pour des médicaments symptomatiques, elle l’est infiniment moins pour les médicaments traitants les pathologies chroniques. L’objet du bilan de médication est de rassembler toutes les médications c’est-à-dire tout ce que prend le patient pour sa santé et d’en établir puis d’en améliorer le bon usage. « Il faut savoir passer de la consommation à l’utilisation ». Le patient devient alors l’interlocuteur du pharmacien, car la compréhension d’un traitement est un processus long qui mérite l’accompagnement d’un professionnel. « Le bilan de médication est l’outil d’une connaissance de ce que fait, sait et pense le patient de ses traitements. Il permet de différencier les traitements en fonction de leurs utilisations réelles et de leurs niveaux d’adhésion ». Pour le CVAO, la France vieillissante a besoin d’un accompagnement et les patients iront voir ailleurs si les pharmaciens ne se positionnent pas franchement. 
 
Source : cvao.org 04/02/2018 ​
Commentaire
cf
07/02/2018
Qu'est ce que la CVAO...,,? Pour la OAVC par exemple, la France jeune a besoin uniquement des nouvelles techniques internet et i média pour son suivi et accompagnement thérapeutique..Elle sollicite ainsi la télémédecine avec intelligence artificielle basée sur arbre décisionnel thérapeutique avec ou sans médecin....Bref n'importe qui peut donner son avis dans notre beau métier...mais ne pas en faire parole d'évangile svp..
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