Les pionniers français du « joint électronique » condamnés

Deux jeunes entrepreneurs, Sébastien Beguerie et son associé Antonin Cohen qui revendiquaient être les premiers à avoir commercialisé une cigarette électronique au chanvre « 100% légale » sont reconnus coupables de plusieurs infractions à la législation sur le médicament. Ils ont été condamnés lundi 8 janvier 2018 par le tribunal correctionnel de Marseille à 18 et 15 mois de prison avec sursis. Les deux prévenus ont également été condamnés à une amende de 10 000 euros et devront régler 5 000 euros de dommages et intérêts au Conseil de l'Ordre des pharmaciens qui s'était constitué partie civile.  Si le ministère de la Santé qualifiait la vente des « joints électroniques » d'apparemment légale du moment où elle ne dépassait pas le seuil de 0,2 % de tetrahydrocannabinol (THC), la substance de défonce contenu dans le cannabis, seuil respecté par le produit en cause, l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) soutenait que ce genre de produit était interdit à la vente. Si le produit semblait donc bénéficier d'un vide juridique, la promotion de Kanavape a franchi la ligne en se prévalant de bénéfices sur la santé. Les qualificatifs de produits déstressants et relaxants ont été utilisés en dehors de toute v​alidation par les autorités. Selon le parquet, les deux prévenus « ont clairement positionné leur produit dans un champ médical, en faisant notamment le lien entre Kanavape et l'Union francophone pour les cannabinoïdes en médecine » (UFCM), association œuvrant pour la reconnaissance de l'usage médical du cannabis. 

Source : Sciences et Avenir avec l’AFP 09/01/2018
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