ANSM : les patchs de nicotine ne sont pas substituables

Suite à un signalement de pharmacovigilance, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) attire l’attention des professionnels de santé sur le fait que les dispositifs transdermiques – patchs – de nicotine ne peuvent se substituer les uns aux autres. 
La biodisponibilité de ces patchs, c’est-à-dire la vitesse et la fraction absorbée du principe actif pour produire son action thérapeutique, n’a pas été comparée entre les différentes spécialités. Y compris pour le même dosage, deux patchs de marque différente peuvent libérer la nicotine plus ou moins rapidement au cours de la période indiquée. La bioéquivalence entre les patchs ne peut donc pas être garantie, exception faite de Nicotinell et son générique, Nicopatch.
La substitution peut ainsi être responsable de symptômes de manque ou de sevrage telles qu’une irritabilité, de l’anxiété, des perturbations du sommeil, ou de surdosage comme des nausées, maux de tête ou palpitations.
Quatre spécialités de patchs de nicotine sont commercialisées en France. Selon la spécialité utilisée, ces patchs délivrent une quantité de nicotine de :
- 7 mg, 14 mg ou 21 mg, sur une durée de 24 heures (Niquitin, Nicotinell, Nicopatch)
- 10 mg, 15 mg ou 25 mg, sur une durée de 16 heures (Nicoretteskin).
L’ANSM rappelle enfin que l'efficacité du sevrage tabagique est généralement améliorée si celui-ci est accompagné d’un suivi et de conseils délivrés par un professionnel de santé.

Sources : ANSM 29/01/18
Commentaire
Soyez le premier à commenter cet article
Ajouter un commentaire