L’INSERM prend position en faveur de la vaccination obligatoire

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) vient de publier une note, d’ores et déjà perçue comme un plaidoyer scientifique en faveur de la vaccination.  « L’efficacité et l’innocuité des 11 vaccins qui deviendront obligatoires en France sont scientifiquement prouvées ». Cette note ne fait l’objet ni d’une expertise collective, ni d’une revue exhaustive de la littérature mais « fait le point sur les connaissances scientifiques qui doivent sous-tendre une prise de décision rationnelle des pouvoirs publics ».
En termes d’efficacité, l’INSERM défend que les 11 vaccins pédiatriques bientôt obligatoires « sont tous efficaces à 90 % ou plus ». Concernant les effets secondaires, « quand ils existent, [ceux-ci] sont généralement mineurs et de courte durée ». Avec essentiellement des réactions au site d’injection ou des effets généraux transitoires de type fièvre et douleurs musculaires ou articulaires. « Des réactions allergiques extrêmement rares (< 1 cas sur 450 000 vaccinés) peuvent cependant être graves en l’absence de traitement adéquat ».
Tout lien entre vaccination anti-rougeole et autisme ou suspicion de lien entre vaccination anti-hépatite B et effets indésirables graves (atteintes neurologiques de type sclérose en plaques, autres maladies auto-immunes) sont écartés. Sur la question des adjuvants aluminiques, l’INSERM tranche : « au vu des données disponibles à ce jour à l’échelle internationale, avec un recul d’utilisation de 90 ans et des centaines de millions de doses injectées, l’innocuité des sels d’aluminium contenus dans les vaccins ne peut être remise en cause ». Les « arguments développés par les lobbys anti-vaccins et qui prétendent que les vaccins combinés provoquent un "épuisement " du système immunitaire » se voient également contrés. En d’autres termes, l’INSERM apporte son soutien scientifique aux futurs vaccins obligatoires tout en soulignant que « l’élargissement de l’obligation vaccinale devra s’accompagner de la mise en œuvre des recommandations du Comité d’orientation de la concertation citoyenne sur la vaccination ».

Source : Le Généraliste 18/12/2017
Commentaire
Christine Bourget
20/12/2017
Un homme qui soutient sa femme, cela fait chaud au coeur. Il aurait été tout de même étonnant que le mari de notre ministre, directeur de l'Inserm, désavoue une mesure qu'elle a prise.… Néanmoins, il me semblait qu'il était devenu la règle d'afficher les conflits d'intérêt lorsqu'on publiait une information ????
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