L’ANSM tire les enseignements de la crise du Levothyrox

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) entend combler les failles soulevées par la crise du Levothyrox en termes de veille, d'identification et de gestion des situations de crise notamment par une meilleure exploitation des réseaux sociaux et une nouvelle méthodologie de traitement des signalements reçus en masse sur son portail internet.
En mars 2017, la nouvelle formule du Levothyrox remplace l'ancienne. En juillet, les premiers signalements d'effets indésirables circulent sur les réseaux sociaux et au sein des associations de patients. Mi-août la presse relaie la pétition signée par 20 000 patients dénonçant les effets indésirables occasionnés par la nouvelle formule. Le lendemain, 17 août « en une journée les notifications ont été multipliées par 80 » sur le portail de pharmacovigilance de l'ANSM, une alerte entendue à retardement. Pour l’ANSM et son directeur général Dominique Martin, il ne fait pas de doute que « l'analyse des réseaux sociaux sur le plan de la pharmacovigilance est un axe de recherche important". « Le portail internet a fait passer les signalisations de la part des patients de 5 % du total - en temps normal - à 90 % pour le Levothyrox » explique -t-il encore. le Pr Antoine Pariente, préconise de réfléchir à une méthodologie de gestion des données ainsi récoltées dans un contexte où les moyens ne bougent pas mais où le volume de notifications juste pour le Levothyrox « équivalait au volume total de l'année dernière ». Autre point d'amélioration certain pour le Pr Pariente, l'information du grand public sur les données indispensables pour permettre au signalement d'effet indésirable d'être le plus utile possible aux autorités de santé. Quatre éléments sont ainsi essentiels « Les dates de début du traitement, de début des effets indésirables, de l'éventuel arrêt du traitement et de l'évolution des symptômes après l'arrêt ». A ce jour, 23 000 notifications d'effets indésirables ont été reçues par l'ANSM pour le Levothyrox, qui feront l'objet d'un rapport d'analyse globale dont la restitution est prévue pour la fin du mois de janvier 2018, décès compris.  Une étude pharmaco-épidémiologique est en cours, « qui comparera les patients qui ont subi un switch d'une formule à l'autre avec des gens de l'an précédent », qui n'avaient pas changé de produit, « pour mettre en évidence » les éléments permettant de « conclure sur le risque ».

Source : Communiqué de presse ANSM
Commentaire
ISTACE Lucette
15/02/2018
L'agence n sécurité médicament n'est pas à la hauteur des problèmes; ce n'est pas un manque d'information qui est a reproche à cet organisme de l'état mais son manque de courage vis à vis des patients espérant étouffer le scandaLe, ses mensonges à répétition, son incompétence Malheureusement le nbre enorme des patients touchés par les graves effets secondaires ( 300 000 personnes ) auraient dù mettre en évidence les problèmes; se demander pourquoi tant de personnes ont recours aux officines étrangères pour se soigner........ l'état a failli en mettant la vie d'autrui en danger, trop facile de dire sans preuve que les 19 décès ne sont pas liés au NL.madame Buzyn!!!!!! Les solutions pérennes sont très longues à être mises en place........les cobayes que nous sommes peuvent bien attendre.....
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