CNOM et CNOP pour la primoprescription de méthadone en ville

Le Conseil national de l'Ordre des médecins et des pharmaciens viennent de publier des recommandations communes sur la prescription des traitements de substitution aux opiacés. Les recommandations mettent notamment l'accent sur le respect de la confidentialité, et l'évaluation de la situation médico-psycho-sociale de l'usager. « La pratique d'injection doit être questionnée lors des prescriptions de buprénorphine », insistent les auteurs.
S’appuyant sur les résultats positifs de l’étude Méthaville menée sur 3 ans, les deux ordres estiment que la possibilité de prescription initiale de méthadone en ville par des médecins habilités en addictologie permettrait une amélioration significative de l'offre de soins, sous condition de formation spécifique et convention avec une structure de soins spécialisés. Les recommandations dressent aussi la liste des exigences en termes de qualité de suivi des patients traités par les médicaments de substitution : connaissances sur les interactions médicamenteuses, recherche de la posologie optimale, prise en charge les comorbidités somatiques, psychiatriques et sociales, acceptation de l’ambivalence des usagers, remise en cause et adaptation des pratiques quand elles échouent. Concernant la prescription des médicaments codéinés rendue obligatoire, ceux-ci pourraient être utilisés par certains usagers dépendants aux opiacés, pour remplacer ou compléter l’opiacé habituel, ou le traitement de substitution en cours. « La plus grande difficulté à se procurer ces substances peut provoquer des interruptions brutales de consommation et favoriser l'apparition de symptômes de sevrage. Le premier recours, médecins et pharmaciens en particulier, et en appui les structures du dispositif spécialisé, doivent pouvoir accompagner ces situations ».

Source : CNOM, CNOP 11/10/2017
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