Arrivée des patients aux urgences : place du dossier pharmaceutique

D’abord réservé aux pharmaciens d’officine, le dossier pharmaceutique (DP) mis en place en 2007, a vu son utilisation s’étendre aux médecins et pharmaciens exerçant dans les établissements de santé. Afin de connaître l’intérêt potentiel de la consultation du DP, une équipe de l’hôpital Saint-Louis (AP-HP) a évalué sa place parmi les autres sources disponibles sur les traitements médicamenteux à l’accueil de patients consultant dans un service d’urgences.
Une étude prospective monocentrique a été réalisée sur 3 mois, d’octobre à décembre 2016, à l’accueil du service des urgences de l’hôpital Saint-Louis.
Sur les 260 patients inclus, 80 % d’entre eux avaient une carte vitale dont 63,5 % avec un DP renseigné. Une ordonnance/courrier ou un CRH informatif étaient disponibles dans 27 % des cas chacun. Dans 96 cas (37 %), il n’existait qu’une seule source disponible. Cette source unique était le DP dans 72 % des cas, le CRH dans 16 % des cas et une ordonnance/courrier dans 12 % des cas. Quand le DP est la seule source disponible, 49 % d’entre eux contient au moins un médicament considéré à risque (26 patients avaient un antibiotique, 6 un antidiabétique et 9 un anticoagulant/antiagrégant plaquettaire).
Dans cette étude, le DP est la source documentaire de traitements médicamenteux la plus fréquemment accessible à l’accueil des patients aux urgences et parfois la seule source documentaire accessible. Des travaux complémentaires sont nécessaires pour évaluer l’impact du DP sur la prise en charge médicale des patients.

Source : Science Direct 12/12/2017
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