Un ancien médicament prometteur contre la maladie de Charcot

Le pimozide (vendu sous le nom Orap) est employé depuis 50 ans, pour traiter certains troubles psychiatriques comme la schizophrénie. Mais des chercheurs du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) et de l’École de médecine Cumming de l’Université de Calgary y voient un autre intérêt jusqu'ici inconnu, le traitement de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot dont un seul médicament à ce jour, le riluzole, permet de ralentir l'évolution des symptômes. Dans un récent article, les chercheurs canadiens affirment que le pimozide semble freiner l’évolution de la SLA à court terme. D’autres recherches doivent être menées mais ils pensent avoir trouvé un médicament qui sera plus efficace pour améliorer la qualité de vie des patients.
En 2015, un premier essai préclinique auprès d’un petit groupe de 25 patients touchés par la maladie a montré un premier indice d'efficacité en six semaines sur l’un des premiers signes de la SLA, la perte de contrôle des muscles du thénar, situés sur la paume de la main entre le pouce et l’index. Les chercheurs souhaitent maintenant mener un essai clinique de phase II auprès de 100 volontaires. Cette étude vise cette fois à vérifier l’innocuité du pimozide et à mesurer pendant six mois son effet sur la progression de la maladie, les symptômes et la qualité de vie des patients. En attendant de nouveaux résultats, les chercheurs précisent bien que les personnes atteintes de SLA ne doivent pas l'utiliser, d'autant que ce médicament est associé à des effets secondaires comme des maux de tête, des vertiges et de la somnolence.
 
Source : BFMTV le 20/11/2017
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