Médicaments non utilisés : un tampon favorise le retour en pharmacie

En France, 3,1 milliards de boîtes de médicaments sont vendues en pharmacie chaque année, soit environ 48 boîtes de médicaments par personne et par an, selon l’Agence nationale du médicament. Selon un rapport de l’Igas publié en 2005 un médicament prescrit sur deux ne serait pas consommé. En 2015, l’association Cyclamed a collecté 12 108 tonnes de comprimés inutilisés auprès des pharmacies auxquelles s’ajoutent les centaines de kilos partis dans les déchets ménagers ou les éviers. Avec l'opération "rapportez vos médicaments non utilisés à votre pharmacie", l'Asef (Association Santé Environnement France) souhaite à son tour sensibiliser le public sur cette thématique via ses médecins membres et a pour cela créé des tampons encreurs qui seront distribués aux généralistes et spécialistes qui l'apposeront sur chaque ordonnance. Selon l’Asef "Ce geste écocitoyen est connu mais ce rappel a plus d'impact sur le public si c'est le médecin qui fait passer le message". Les patients sont ainsi invités à jeter les emballages en carton et les notices en papier dans la poubelle du tri sélectif et à rapporter les médicaments non utilisés (périmés ou non, entamés ou non) au pharmacien.
Le premier risque des médicaments concerne l’automédication. Les médicaments représentent plus d'une intoxication sur deux chez les enfants. Ils sont également potentiellement dangereux pour l'environnement s'ils sont jetés dans les toilettes ou dans la nature. « Même à de très faibles concentrations, ces résidus ont une activité biologique, susceptible d’avoir des effets sur les organismes : poissons, mollusques, micro-organismes, algues… », précise l'Asef. Et la contamination des eaux n’est pas neutre sur notre santé. 

Source : BFMTV le 10/11/2017
Commentaire
RADER Serge
15/11/2017
Raisonner sur un rapport de 2005 n'est pas très sérieux, le nombre de boites a diminué (les grands conditionnements !). Il y a aussi 30% des denrées alimentaires qui sont jetés à la poubelle. Moeurs des temps actuels et de la sté de consommation, cela devrait s'apprendre dès l'école (le comportement civique du citoyen vivant dans une collectivité). Mais effectivement le problème de la pollution et du recueil du Non Consommé doit être mieux géré dans l'intérêt commun de la Santé Publique.
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