Consommation d’antibiotiques : objectif -25%

Un collectif d’acteurs dont l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), l’Assurance maladie, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation, environnement, travail) et Santé publique France, participent à la mise en œuvre de la feuille de route interministérielle lancée il y a un an pour la maîtrise de la résistance bactérienne aux antibiotiques, qui développe une approche intégrée couvrant la santé humaine, la santé animale et l’environnement. Concernant l’année 2016, les données collectées par l’ANSM ont été regroupées avec celles de Santé publique France, de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et de l’Assurance maladie pour proposer, dans une approche globale, les chiffres clés et les évolutions sur 10 ans de la consommation d’antibiotiques et de la résistance aux antibiotiques en France. Cet état des lieux permet de mesurer les progrès réalisés, notamment en santé animale, mais également de mobiliser les différents acteurs sur les défis qui restent à relever. Chaque année en France, près de 12 500 décès sont associés à une infection à bactérie résistante aux antibiotiques. L’antibiorésistance est fortement corrélée au mauvais usage ainsi qu’à la surconsommation des antibiotiques. Parmi les points marquants du bilan des 10 années passées figurent, outre l’absence de réduction de la consommation d’antibiotiques, la multiplication par 3 à 5 de la proportion d’E. coli résistantes aux céphalosporines de 3e génération (C3G), en ville comme à l’hôpital, et l’apparition de résistance à la ciprofloxacine chez Salmonella. La feuille de route interministérielle maintient l’objectif de diminuer la consommation d’antibiotiques en santé humaine de 25% et de réduire les conséquences sanitaires de l’antibiorésistance. 

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Source : ANSM 16/11/2017
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