La riposte des homéopathes aux académies des sciences européennes

Dans un communiqué publié vendredi 6 octobre, le Syndicat national des médecins homéopathes français (Snmnf) a répondu aux critiques du Conseil scientifique des académies des sciences européennes (European Academies Science Advisory Council - EASAC) formulées contre l’homéopathie.
Le Snmnf dénonce un faux procès basé sur « une sélection parcellaire des travaux scientifiques réalisés en homéopathie ». Tandis que « les conclusions de quatre méta-analyses effectuées sur l’ensemble des études randomisées en double aveugle effectuées en homéopathie, étaient positives, [...] l'EASAC a fait le choix de fonder ses conclusions sur une cinquième méta-analyse [moins favorable] ». Par ailleurs, l’EASAC se réfère à un rapport australien parvenant à des conclusions négatives sur les preuves de l'homéopathie, étude extrêmement contestable d’après le Snmnf.
Quant au risque de perte de chance, le syndicat cite pour preuve l’étude pharmaco-épidémiologique EPI 3 qui montre « que la pratique médicale homéopathique est sans danger ». Ce travail a comparé l’évolution de l’état de santé de plus de 8 500 patients souffrant de troubles anxiodépressifs, de troubles musculosquelettiques ou d’infections des voies aériennes suivis pendant un an par 825 médecins, homéopathes ou non. À l’issue de ce suivi, les auteurs ne mettent en évidence aucune différence significative entre les deux populat​ions de malades, tant en termes de gravité de leur pathologie lors de la prise en charge que de résultats, quelle que soit la thérapeutique utilisée. Par ailleurs, cette étude montre « qu’un patient qui consulte un médecin homéopathe coûte 35 % de moins à l’assurance maladie », selon le Snmnf. 
 
Source : Le Généraliste 06/10/2017
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