Quel sera le taux directeur de l’ONDAM pour 2018 ?

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018 sera présenté le 28 septembre. Son rapporteur général, le Dr Olivier Véran, député La République en marche (LREM) de l’Isère, a déclaré devant les médecins libéraux de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), réunis en université d’été dans le Var, que le gouvernement n’avait pas encore rendu ses arbitrages financiers.
Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'était engagé à ce que l’évolution de l’ONDAM soit « en moyenne » de 2,3 % par an pendant la durée du quinquennat. Aujourd’hui, la question se pose de savoir quel sera le taux directeur retenu pour la première année de mandat. S’exprimant en son nom propre, le Dr Olivier Véran a indiqué que l’ONDAM devrait « vraisemblablement se situer aux alentours des 2 % - 2,3 % ».
« Je suis pour un objectif permettant de garder sous le coude un ONDAM plus élevé pour la suite du quinquennat qui permettrait de financer les réformes structurelles profondes », a -t-il ajouté, laissant entendre moins de contraintes dans les prochains exercices.
Sans rentrer dans le détail des mesures innovantes attendues dans le prochain budget, le Dr Véran a affirmé vouloir en finir avec la « politique du rabot ». « Nous devons mettre en place des réformes structurelles profondes. C’est un pari gagnant que nous devons faire dès le premier exercice budgétaire ».
Le Dr Véran a d’autre part confirmé qu'un fonds d’innovation en santé de 5 milliards d’euros sur la durée du quinquennat, hors ONDAM, verrait le jour comme promis par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. « Ce sera le plus grand plan d’investissement en santé que la France aura connu », a-t-il déclaré, expliquant que ce fonds serait à destination de la ville et de l’hôpital, « pour perfectionner les systèmes d’information ou l’innovation organisationnelle ».

Source : Le Quotidien du Médecin 11/09/2017
Commentaire
maignan
13/09/2017
La Pharmacie va donc à nouveau faire les frais de décisions sans imagination. On pourrait suivre l'exemple de la Poste, qui se demène pour trouver de nouveaux services à vendre pour augmenter les recettes. La Sécu pourrait par exemple, rejoindre sur le marché de l'Assurance Complémentaire, les centaines de structures capitalistes ou associatives qui se gavent avec des frais de gestion confortables..
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