Nouvelle Convention : le compte n’y est pas pour l'UNPF

L’Union nationale des pharmaciens de France (UNPF) revient sur son opposition à la nouvelle convention et revendique 3 libertés essentielles pour les pharmaciens : celle de s’organiser entre eux, réaliser des prestations de service rémunérées (en dehors de toute prescription), basées sur leur capacité à conseiller et accompagner les patients et celle de contracter avec d’autres organismes que l’Assurance Maladie. Mais pour l’UNPF, « le pire de cette convention est d’avoir assimilé l’acte de dispensation à un soin de premier recours ». A l’instar de ce qui est fait dans les autres pays européens, les pharmaciens devraient « prendre en charge les patients en première instance, gérer les pathologies bénignes selon les protocoles définis et les orienter, le cas échéant vers le médecin ou les urgences ».  Pourquoi l’attribution d’une lettre clé n’est-elle toujours pas une réalité ? Pourquoi les honoraires des pharmaciens ne sont-ils pas affranchis de la TVA comme pour les autres professionnels de santé ? L’UNPF demande la mise en place d’une expérimentation du « pharmacien, acteur de soins de premiers recours » pour la prise en charge de symptômes bénins avec suivi, traçabilité et rémunération adaptée en fonction des économies générées. 
Au plan économique, « la nouvelle convention attribue 215 millions d’euros à la profession au lieu des 500 millions attendus. Elle entérine la baisse de rémunération sur objectif de santé publique puisque dès 2018, la ROSP sur les génériques sera amputée de 40 millions d’euros, compensés par de nouvelles missions dont la rémunération potentielle sera versée en 2019 ». 
Par ailleurs, la convention prévoit une augmentation de la marge des pharmaciens sur les médicaments à bas prix, ceux qui risquent d’être distribués en dehors du circuit officinal… Alors que la marge sur les médicaments chers et innovants est sacrifiée en raison du capage de la 3ème tranche de la MDL. Or, seuls les médicaments de cette tranche voient leur chiffre d’affaires et leur volume augmenter. 

Source : Communiqué de presse UNPF 08/09/2017
Commentaire
turpin nicolas
12/09/2017
je partage cette vision de l'UNPF..... cet avenant conventionnel va aggraver les disparités entre officine et finir de couler toutes celles en difficulté. Plus généralement , l'officine ne trouvera plus son salut dans des discussions interminables avec l'Assurance maladie et qui tournent toujours à notre désavantage. IL nous faut autre chose EN PLUS en dehors du conventionnel pour nous en sortir (sans pour autant quitter TOUT le champ conventionnel) un honoraire obligatoire , appliqué à tous à l'exception des CMU et ACS , et non remboursé par le RO mais possiblement remboursable par le RC est une piste que je défends .... LES MENTALITES DOIVENT EVOLUER L'URGENCE N'EST PLUS UNE VUE DE L'ESPRIT ELLE EST LA ....
Folco Jean-Patrice
11/09/2017
Le problème c'est qu'il n'y a pas de nouvelle convention mais un simple avenant, ce qui fait que la définition de l'acte de dispensation n'a pas changé depuis la signature de la convention en 2012 par les 3 syndicats représentatifs....dont l'UNPF. Maintenant il va peut être falloir que l'UNPF comprenne ce que signifie une rémunération détachée des PFHT, ce qui implique forcément une baisse de la rémunération à la marge obtenue par la réaménagement de la grille de calcul de la MDL où la perte de marge pour les produits capés sera de l'ordre de 21,60% alors que pour certains produits à PFHT appartenant à la deuxième tranche la perte de marge pourrait atteindre plus de 70%.
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