Fin de la mention « non substituable » sur les ordonnances ?

Suite aux propos tenus par Agnès Buzyn sur France Inter dans l’affaire du levothyrox indiquant que d’ici un mois les patients devraient « pouvoir choisir le médicament qui leur convient le mieux » et que « ce ne sera pas forcément un générique, (...) ce qui compte c'est que les patients aient le choix, pour qu'ils puissent avoir des médicaments adaptés à leur ressenti »
Le syndicat de médecins généralistes MG France demande une clarification « de la responsabilité des uns et des autres dans la prescription médicamenteuse ». 
Pour MG France « On ne peut pas en même temps dire au patient qu'il doit pouvoir choisir et demander au médecin prescripteur d'entériner ce choix, (…) si le patient choisit tel médicament parce qu'il ne supporte pas les effets d'un autre, on ne peut pas reprocher au médecin de valider ce choix par sa prescription ». Face à cette situation, MG France suggère aux médecins généralistes « de ne pas utiliser la mention non substituable et conseille aux patients d'en parler avec leur pharmacien qui a tout à fait le droit de délivrer le princeps si le patient lui demande ». En parallèle, la demande est faite aux pouvoirs publics « dans un souci de clarté, de faire disparaître la contrainte de cette mention, manuscrite ou pas, qui reporte sur le médecin la responsabilité d'un choix qui appartient désormais au patient ».

Source : Le Quotidien du Médecin 18/09/2017
Commentaire
Ta mal ou pépé ? A mon portefeuille !
14/11/2017
Mensonge de dire que les médicaments sont gratuits, cela devient insupportable ! J ai 63 ans, j ai travaillé depuis l âge de 17 ans sans compter l apprentissage dès 14/15 ans non rémunéré. Marié sans enfant ma femme et moi avons cotisé pour tout pendant + de 42 ans. Quasiment aucun arrêt maladie et médicament toute notre vie! J'ai subi un grave infarctus il y a deux ans, sur les conseils de mon cardiologue je ne devais pas prendre de médicaments génériques pour cette maladie à cause de je ne sais qu'elles interactions. Je l ai donc fait. Sauf que ce mois de novembre mon généraliste me fait croire qu' il ne peut plus me precrire en M. N.S, que je n'aurai que quelques euros à avancer. Sauf que ce fut presque 100 E. et une formidable perte de temps pour le pharmacien, qui a sérieusement mis en doute la véracité des explications du médecin. Je ne suis pas HSBC, je ne fait que mettre en lumière ce que certains, ici et là, sous entendent oubliant que nous sommes là noix prise dans le casse noisette : Devinez qui s en sort au final ? Dans tout les cas pas la noix !
PIERRE Alain
26/10/2017
Il n'est question de remettre en cause le rôle de chacun mais le fait d'utiliser le verbe 'paraître' peut amener un doute. Il faut se pencher sur les modalités d'application qui datent des années 1980 !!! Les techniques ont évolué depuis et la charge de travail n'a augmenté qu'au niveau du pharmacien. Reconnaître que l'application du tiers payant par les toubibs n'est pas possible et ceci de la part du gouvernement devrait interpeller nos instances. Qui s'est fait berner? Il est encore temps de réagir
BOYER ELISABETH
26/10/2017
pourquoi changer un système qui parait, et ce, depuis des années, raisonnable et justifié : chaqu'un son rôle c'est le médecin qui connaît son patient du point de vue médical, le pharmacien connait "sa boutique" (il a des années détudes) et le patient peut parler avec son médecin qui "tranche".
PIERRE ALAIN
07/10/2017
La carte Vitale doit être multifonctions, elle valide les droits de l'assuré mais aussi le paiement immédiat du professionnel de santé et assure le débit diffère sur le compte du patient en fonction des dispositions légales de prise en charge !. Plus de conflit plus de chantage plus de gestion du tiers payant et surtout l 'organisme payeur assume entièrement ses responsabilités Notre système tiers payant actuel est complètement dépassé
BEAUJOIN BRUNO
20/09/2017
pour Pons Dominique, si nous demandons 1€ pour un dispositif médical que nous achetons plus cher que le tarif de remboursement ss, nous sommes agressé verbalement ou voire plus, alors pour un princeps... le concept du tout gratuit et de l'absence du sentiment collectif a instauré un état d'esprit lamentable. En afrique nous demandons une participation meme symbolique mais pas tout gratuit et cela marche mieux. Il faut faire la meme chose, meme si la ss doit rembourser par la suite le cout instantané pour les patients fragiles, cela a pour but de donner une conscience
YLM
20/09/2017
BEN VOYONS ! plus de "non substituable" pour les prescripteurs mais les prescripteurs gardent les défraiements sur objectifs génériques qui sont in fine dus au travail des pharmaciens. Ceci dit pas mal de médecins ont anticipé et ne marquent plus "ns" et disent aux patients surtout ne prenez pas le génériques arrangez vous avec le pharmacien: c'est beau le courage intellectuel !
BEAUJOIN BRUNO
19/09/2017
Certes le patient peut demander le princeps,mais en conformité avec le code de la ss il doit régler ses médicaments et envoyer sa feuille de maladie à sa caisse pour être remboursé. Demander de payer devient un crime car l'éducation et le respect des lois de la république sont méconnus dans les quartiers sensibles,ou l'état a oubliée de faire signer une chartre de comportement aux résidents étrangers lors de la délivrance des cartes de séjour. Merci de nous fournir un gilet pare-balle pour l'avenir. ense et aratro
pons dominique
19/09/2017
pas clair ...............
Alexandre
19/09/2017
... et de généraliser le dispositif tiers-payant contre générique, toutes classes de médicaments confondus (médicaments anti-rejet et anticancéreux inclus), comme ça on rendra les patients un peu plus conscients de l'impact économique de leur "ressenti". Pharmacien, je trouve hallucinante la position de la ministre qui rend tout le pouvoir au patient tout en nous appliquant des mesures coercitives via les ROSP si nous n'atteignons pas les objectifs de substitution ou de prescription en DCI pour nos amis médecins.
Marc CURCI
19/09/2017
En fait , on revient en arrière . La mention N.S avait pour but , à tort ou à raison , d'engager le MG dans sa prescription. Dans le cas envisagé par la nouvelle ministre de la santé, le médecin " conseillera au patient" de choisir lui même ce qui lui convient . Avec la mentalité du patient moyen, cela reviendra à dire au pharmacien d'officine ' J EXIGE LE PRINCEPS " car ' le générique c'est pas pareil.' Cela génèrera des conflits dont on pourrait TOUS se passer Médecin et pharmacien Alors , messieur et mesdames les Médecins, n'oubliez pas , lorsque vous " conseillerez au patient" de choisir le médicament qu'il veut, il DEVRA OBLIGATOIREMENT REGLER LA TOTALITE DE SON ORDONNANCE et en sera remboursé par la sécu sous 8 semaines .
bassagetcolllignon@orange.fr
19/09/2017
plus de mention non substituable equivaut a aucune vente de medicaments génériques.les dépenses de santé vont exploser!!!!!!!!!!!!!!oublions la mention tiers-payant contre génériques. La minitre devrait arrËter de prendre les pharmaciens pour des imbéciles!!!
defaut marie christine
19/09/2017
excellente initiative qui va permettre au pharmacien de tenir son rôle de pro du médicament et ne plus subir le chantage stressant de la SS sécurité sociale
borzacchini pierre
19/09/2017
A ma connaissance la responsabilité n'en incombe pas au médecin mais au pharmacien qui supporte seul la pénalité financière du choix du patient ou du médecin
christine fitoussi
19/09/2017
le choix a toujours appartenu au patient mais le souci est que le patient ne veut pas faire l'avance des frais
JM F
19/09/2017
Bonjour Dr, prescrivez moi du tramadol svp.... Non Mme JAIMAL, pour votre céphalée le paracétamol suffit...ah non Dr !! je ne me sens bien qu'avec le tramadol...et la ministre a dit que je devais pouvoir choisir le traitement qui me convenait le mieux !!!
Gentilini Pierre
19/09/2017
Oui effectivement cela semble une bonne idée. Sauf au niveau des pharmacies car le chantage des patients va alors se manifester ."tiers payant sur princeps ou je change de pharmacie" La sécu impose au pharmacien l'application du tiers-payant contre générique dans le cas contraire le patient doit régler l'intégralité de l'ordonnance. Pourquoi ne pas proposer un remboursement de base identique à molécules dosage et nombre d'unité équivalent avec un dépassement réglementé pour les princeps non remboursable à régler par les patient adeptes du princeps. Arrêtons la prise en otage systématique des professionnels de santé en matière de substitution. Le patient doit rester libre de son choix et accepter de payer l'écart de prix qui existe actuellement entre générique et princeps.
olivieri hervé
19/09/2017
j'ai le droit de délivrer le princeps....en faisant payer la facture au patient!!! c'est TOUJOURS tiers payant contre génériques , messieurs les toubibs!!!
olivier G
19/09/2017
Tout à fait d'accord avec MG France, si et seulement si.... le médecin accepte de payer le princeps à la place du patient !!!!
FARDIN JLuc
19/09/2017
sauf que MGF oublie que: ( source AMELI) Le dispositif « Tiers payant contre générique » ne s’applique pas aux molécules suivantes : Lévothyroxine Buprénorphine Mycophénolate mofétil Antiépileptiques : lamotrigine, lévétiracétam, topiramate, valproate de sodium et prégabaline). Pour ces molécules, vous avez donc le choix entre le médicament d’origine et les médicaments génériques.
maignan
19/09/2017
Ca va bien relancer les anti génériques,ça !!! et faire très plaisir aux finances de la Sécu !
beau philippe
19/09/2017
bravo! comme cela, les malades (surtout ceux bénéficiant de la cmu) exigeront le princeps et le pharmacien , qui n'a plus que les génériques pour gagner un peu de marge pourra fermer sa boutique!
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