Scandale des œufs contaminés : un autre insecticide incriminé

Le scandale des œufs contaminés par un insecticide, le fipronil, a été connu début août.
Une entreprise néerlandaise l’a utilisé à l’encontre de la réglementation pour traiter des poules parasitées par le pou rouge dans de nombreux élevages. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES) a été saisie le 7 août par les ministères de l’Agriculture, de la Santé et de la Consommation pour émettre un avis en termes de risques pour la santé humaine. Le ministère de l’Agriculture a publié une liste des produits identifiés dont la teneur en fipronil dépasse la limite réglementaire. Tous ces produits ont depuis été retirés de la vente. Néanmoins, le scandale des œufs contaminés semble loin d’être terminé. En effet, le 23 août, le ministère de la Santé hollandais informait le Parlement européen qu’un autre insecticide, l’amitraze, avait été mis sur le marché en toute illégalité par la même société néerlandaise, ChickFriend, déjà à l’origine du traitement contre les poux rouges contenant du fipronil. Ce deuxième insecticide, non autorisé en aviculture, aurait selon le ministère de l’Agriculture été utilisé dans une dizaine d’élevages français de poules pondeuses. Cet insecticide qui agit comme un neurotoxique sur les parasites est désormais aussi recherché dans les œufs français. La toxicité de l’amitraze chez l’homme, est qualifiée de « faible à modérée », par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) qui à la demande de la Direction générale de l’alimentation (DGAL) devra, comme pour le fipronil, « évaluer le risque sanitaire éventuel que présenterait la présence de tels résidus dans les œufs ».

Source : Celtinews 29/08/2017
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