Ne pas confondre Lytos® et Lithos® !

​Un risque de confusion a été signalé lors de la délivrance en pharmacie entre le médicament Lytos et le complément alimentaire Lithos.
L’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) alertent les professionnels de santé et les patients sur ce risque d’erreur.
Le médicament Lytos du laboratoire Riemser Pharma GmbH est un biphosphonate indiqué dans certains cas graves d’hypercalcémie en relais de la forme injectable et dans certaines destructions du tissu osseux accompagnées ou non d’hypercalcémie. Le complément alimentaire Lithos commercialisé par Biohealth Italia est utilisé en cas de forte perte de liquide liée à une transpiration excessive, une forte diurèse ou une diarrhée. Les prononciations de ces deux produits étant identiques et leurs écritures très proches, une confusion et des erreurs médicamenteuses peuvent facilement survenir.
Afin de limiter ce risque, il est recommandé aux prescripteurs de prescrire systématiquement le médicament Lytos en dénomination commune internationale (DCI) en plus de son nom commercial et pour le complément alimentaire Lithos, comme pour tous les compléments alimentaires, d’ajouter le statut du produit (complément alimentaire), de les séparer des médicaments et d’ajouter si possible la mention « à titre de conseil » sur les prescriptions.
Au niveau des pharmaciens il convient en cas d’écriture peu lisible ou de doute sur les informations indiquées sur l’ordonnance de vérifier auprès du prescripteur le produit prescrit en se faisant préciser son statut, la substance active, et le cas échéant, l’indication. Il convient également de vérifier qu’il s’agit du produit souhaité, lors de la commande orale ou informatique du produit au grossiste répartiteur, lors de la réception de la commande ainsi que lors de la délivrance aux patients, notamment en vérifiant la substance active du produit prescrit. Les grossistes répartiteurs vérifieront lors des commandes passées oralement ou par écrit par les officines, s’il s’agit du médicament ou du complément alimentaire, notamment à l’aide de la substance active ou en vérifiant l’écriture du produit, et veilleront, lors de la préparation de la commande, à ce qu’il s’agisse du bon produit. Enfin, les patients interrogeront leur pharmacien ou leur médecin en cas de doute ! 

Source : ANSM 25/07/2017 
Commentaire
MARCHAL MO
29/07/2017
pourquoi ne pas simplement retirer du marché le complément alimentaire...en attendant un changement de dénomination ?
Michel Pannet
28/07/2017
En parlant avec le client et sans inquisition outre mesure, on devrait savoir très vite de quoi il s'agit et délivrer sans aucun doute le bon produit et sinon, lever ce dernier par un appel au prescripteur si c'est une ordonnance. Pour autant, les gens qui attribuent un nom commercial à un produit sont un peu "légers" aussi... C'est un vieux problème car le hasard veut qu'aujourd'hui, je retrouve un Moniteur du 23 janvier 2010 qui nous alertait sur la confusion entre Préviscan et Préservision !!!!!
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