Codéine : la prescription médicale est désormais obligatoire

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a signé hier un arrêté à effet immédiat inscrivant tous les médicaments contenant de la codéine, du dextrométhorphane, de l’éthylmorphine ou de la noscapine sur la liste des médicaments disponibles sur ordonnance. Désormais, les patients ne pourront obtenir un médicament à base de codéine ou d’un de ces principes actifs que sur prescription médicale.
Cette mesure est une réponse directe à l’usage détourné des médicaments à base de codéine en vente libre à l’origine de 2 décès d’adolescents depuis de début de l’année et dont la consommation est en constante augmentation chez les adolescents et jeunes adultes depuis 2015. Chez les moins de 25 ans, 30 cas graves liés au « purple drank » cocktail à base de codéine, d’antihistaminique et de soda et 23 cas graves liés au dextrométhorphane avaient par ailleurs été recensés par les autorités sanitaires ces deux dernières années. La Commission des stupéfiants et psychotropes de l’ANSM, composée de médecins généralistes, de médecins addictologues, de toxicologues et de pharmaciens spécialistes des addictions, avait rendu le 29 juin 2017 un avis favorable à la prescription médicale obligatoire (PMO) pour toutes ces spécialités pharmaceutiques.

Source : Celtinews 13/07/2017
Commentaire
b.r
13/07/2017
Scandaleux. Scandaleux car c'est une décision qui est prise sans aucune concertation avec la profession. Scandaleux parce qu'on nous met devant le fait accompli à effet immédiat! Scandaleux parce que cette décision coupe carrément un bras à la profession. Comment va t on faire quand un client va rentrer dans nos officines en désirant un produit pour stopper sa toux sèche? Les cas pris en compte par Madame le Ministre concerne des usages associés avec whisky et bière. Il faut donc interdire la vente de ces boissons. Voilà donc une décision prise à l'arrache par une ministre qui ne connaît rien à la pharmacie, qui fait la part belle aux médecins mais qui à mis 14 ans à passer sa thèse!
antoine hurard
13/07/2017
LE PRINCIPE DE PRECAUTION ! MERCI !!! que fait on de nos stocks de " conseils " : fluimicil vicks et autres clarix toux seche et d irritation , prontalgine , codoliprane et j en passe ? delai d ecoulement nul : on attend la consultation du médecin à 25 euros ? on propose à nos étudiants en formation 1 ou 2 années d etudes supplémentaires pour s assurer que l on a de bons pharmaciens et pas de caissiers-res ...leclerc ou lafa...? il est vrai qu avec le dp on est passé carrément à coté de la plaque l idée aurait été d enregistrer toutes les ventes sur le dp et ainsi avoir une tentative de tracabilité
olivier G
13/07/2017
Précision stupéfiante sur cette mesure, l'alerte sanitaire précise bien qu'il n'y aura aucun rappel de lots !! C'est une première en la matière ! Et donc le pharmacien d'officine va devoir jeter ses stocks ou négocier le moins mal possible des reprises de stocks par les laboratoires car nombre de produits qui ne seront évidemment jamais prescrits sont aujourd'hui invendables et destinés à la perte ! C'est comme d'habitude, on en parle pendant des lustres et on finit dans la précipitation et la foire totale ! Scandaleux !
nantaise
13/07/2017
déjà!c'est un phénomène tellement nouveau
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