Les ONG alertent sur des cas de gale dans un camp de migrants

En six mois, Médecins Sans Frontières (MSF) a diagnostiqué 164 cas de gale dans le camp de migrants de la porte de la Chapelle, à Paris, une maladie très infectieuse favorisée par les mauvaises conditions de vie. 
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 300 millions de personnes sont atteintes de la gale dans le monde. Dans le camp de migrants de la porte de la Chapelle, dans le 18ème arrondissement de Paris, MSF et plusieurs autres ONG alertent sur des cas de plus en plus fréquents de gale. Dans les murs du centre d’accueil, 157 cas ont été repérés depuis novembre 2016 alors que des centaines d’hommes, femmes et enfants campent devant ses portes en attendant d’y entrer. Mise en place depuis le mois de mars 2017 pour soigner ce campement sauvage parisien, la clinique mobile de MSF a diagnostiqué 164 cas de gale sur 1 300 consultations effectuées depuis fin décembre, un phénomène qui semble gagner de ampleur et correspond aujourd’hui à un tiers des consultations. Due à un acarien (le sarcopte, causant démangeaisons et lésions cutanées), la gale se transmet par contact physique direct peau à peau. Aujourd’hui, il s'agit d’une maladie bénigne mais son traitement et les mesures de prévention peuvent s'avérer difficiles à appliquer. La maladie nécessite d’être suivie sur plusieurs jours voire semaines ce qui est compliqué pour une population mobile. Pour le docteur Berthault  qui traite les patients dans la Clinique mobile de la porte de la Chapelle "La seule chose qu’on peut faire, c’est leur donner la double dose de médicaments et leur expliquer de les reprendre à huit jours d’intervalle".

Pour en savoir plus sur l’évolution de la gale dans votre région, cliquez ici : http://www.openhealth.fr/services/suivi-epidemiologique-temps-reel/ias-incidence-de-la-gale

Source : Sciences et Avenir 12/06/2017
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