Et si la vaccination antigrippale passait par un patch ?

Un nouveau type de vaccin pourrait s’avérer une bonne alternative à l’injection pour augmenter la couverture vaccinale antigrippale. Selon un essai clinique de phase I dont les résultats ont été publiés dans le Lancet, une nouvelle galénique sous forme de patchs contenant des aiguilles microscopiques qui se dissolvent après application, serait efficace, stable et facilement auto-administrée par les patients. 
Les travaux, conduits par l’université Emory (Atlanta, Géorgie) ont inclus 100 participants âgés de 18 à 49 ans. Tous étaient en bonne santé et n’avaient pas été vaccinés la saison précédente. Les participants ont été divisés en quatre groupes : un quart a été vacciné via le patch par un professionnel de santé, d’autres se sont auto-administré le patch, un 3e groupe a été vacciné par injections intramusculaires par un praticien et le groupe contrôle s’est vu posé des patchs contenant un placebo par un médecin. L’injection était faite sur le bras et le patch était appliqué une vingtaine de minutes sur le poignet. Les personnes qui devaient s’auto-administrer le vaccin ont été guidées par à une vidéo. 
28 jours après la vaccination, le patch a généré une réponse immunitaire avec des taux d’anticorps similaires à l’injection intramusculaire. De même, aucun évènement indésirable important n’a été signalé après 6 mois. Les réactions sont demeurées légères et transitoires : les participants ont surtout rapporté des douleurs suite à l’injection et ceux qui ont reçu le patch ont davantage évoqué des démangeaisons ou des rougeurs. La plupart des sujets ont bien accepté le patch avec un score d’acceptabilité de 4,5-4,8 sur 5 contre 4,4 pour l’injection. Après 28 jours, près de 70 % des personnes ayant été vaccinées par patch ont témoigné préférer cette méthode à l’injection.
Par ailleurs, aucune différence n’a été observée entre le groupe dont le patch a été posé par un professionnel de santé et le groupe qui s’est auto-administré le vaccin. Après usage, l’analyse des dispositifs a révélé que les micro-aiguilles s’étaient bien dissoutes dans la peau. De manière générale, les vaccins par patch sont restés efficients, même un an après sans a​voir été conservés dans un espace non réfrigéré.
L’équipe va poursuivre ces travaux par un essai clinique de phase II et devrait également élargir le concept à d’autres vaccins comme la rougeole, la rubéole ou la poliomyélite.

Visionnez la vidéo correspondante : https://www.youtube.com/watch?v=msS04cMF8l0​​
Commentaire
RADER Serge
03/07/2017
On n'arrête pas le progrès !!!! L'histoire ne dit pas s'il est tout aussi inefficace que celui administré en IM. En effet je rappelle qu'il existe 144 types de virus grippaux avec une dizaine de sous-types chacun.
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