Déstockage dans les armoires à pharmacie des français

Chaque deux ans depuis 2010, l’association Cyclamed réalise une étude sur les médicaments non utilisés, à partir d’un échantillon de 500 foyers représentatifs de la population française.  Suivant ces chiffres, Cyclamed estime que la masse totale de médicaments dans les foyers français est passée de 23.500 tonnes en 2010 à 19.000 tonnes en 2016. Selon l’association, entre 2014 et 2016, cette masse « a diminué de 200 tonnes, alors que le nombre de foyers a augmenté de près de 500.000 ». En 2010 on trouvait en moyenne 477 grammes de médicaments dans l’armoire à pharmacie d’un particulier ​contre seulement 323 grammes en 2016. Autrement dit, les réserves de médicaments des Français ont réduit d’un tiers. 
Plusieurs raisons sont à l’origine de cette baisse. Pour Gilles Bonnefond, président de l’Union des Syndicats des Pharmaciens d’Officine (USPO) : « Les gens commencent à prendre le réflexe de ramener les médicaments à la pharmacie et non plus les jeter à la poubelle. La responsabilisation et les habitudes des patients sont ainsi améliorées ».  Selon un sondage de l’Institut BVA pour Cyclamed, mené auprès de 1000 personnes en mars 2017, 80 % des Français vont à la pharmacie pour rendre les médicaments non utilisés, et plus de 60 % assurent le faire systématiquement. Cyclamed nous enseigne encore que la fréquence de déstockage a elle aussi évolué. En 2010, les Français faisaient en moyenne 1,84 fois le tri des médicaments par an. En 2016, ce tri était effectué 2,08 fois.
Au-delà des efforts fournis par les particuliers, la responsabilisation des médecins par la Sécurité Sociale a également porté ses fruits. Depuis 2011, la rémunération sur les objectifs de santé publique (ROSP) pour les médecins libéraux a permis une meilleure efficacité de la prescription et notamment celle des antibiotiques. Enfin, Cyclamed met en avant les campagnes de bon usage du médicament mises en place par les autorités sanitaires depuis 2007 comme « Les antibiotiques, c’est pas automatique », « Les médicaments, ne les prenez pas n’importe comment » ou encore « réaffirmer le rôle prépondérant des professionnels de santé » dans la prescription et le conseil aux patients, pour expliquer ces tendances. 
 
Source : Le Figaro Santé 16/05/2017

 
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