La prime à la performance rapporte 4 593 euros aux médecins en 2016

Selon les chiffres communiqués hier par l'Assurance Maladie, la rémunération sur objectifs de santé publique aurait rapporté en moyenne 4 593 euros aux 90 710 praticiens libéraux qui ont opté pour ce système en 2016. Ce chiffre serait en augmentation de 1,8% par rapport à 2015 pour une somme globale de 416,6 millions d'euros. Principaux concernés par la mesure, la prime des médecins généralistes a atteint en moyenne 6 983 euros en hausse de 3,4% par rapport à 2015. Entre 2012 et 2016, le taux d'atteinte des objectifs a évolué de 53% à 70,3% pour les généralistes. Selon l’Assurance maladie, cette progression aura néanmoins été plus faible pour l’ensemble des médecins entre 2015 et 2016. 
L'amélioration est «particulièrement significative» ces dernières années en matière d'efficacité de prescription, notamment concernant les antibiotiques. Pour 100 patients âgés de 16 à 65 ans, la prescription d'antibiotiques a diminué de 7,1 points depuis 2011.
Ce bilan globalement positif contient cependant quelques nuances. A l’origine motivée par l'amélioration de la prévention, la mise en place de cette prime n'a pas réussi à inverser la baisse des pratiques de dépistage et de vaccination, moins imputable aux médecins libéraux qu'au «contexte de défiance» que connaissent depuis plusieurs années ces deux pratiques. La part des patients de 65 ans et plus vaccinés contre la grippe saisonnière aurait ainsi diminué de 5,1 points depuis 2011, avec une nouvelle réduction de 0,9 point en 2016.
Dans le cadre de la nouvelle convention adoptée cet été par trois syndicats de médecins libéraux, certains indicateurs ont été revus notamment pour mettre l'accent sur la prévention avec un nouvel indicateur sur le dépistage du cancer colorectal et des conduites addictives (alcool, tabac). Les incitations à la lutte contre la iatrogénie médicamenteuse chez les personnes âgées ont été également renforcées et la Rosp s'est étendue au suivi des enfants par les médecins traitants avec la prise en compte de la prévention contre l'obésité, le suivi bucco-dentaire ou encore la vaccination.

Source : Le Figaro.fr 24/04/2017

Commentaire
ylm
25/04/2017
D'un point de vue matériel mais aussi un brin affectif , je comprends mieux le terme "chouchouter".
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