Une carte Vitale bloquée facturée 420 € !

L’histoire racontée par le parisien.fr se déroule dans une pharmacie du centre commercial Leclerc de Montgeron (Essonne).  À côté de l’étagère des tests de grossesse, on peut lire sur une affiche «au vu de l’état aggravé des cartes Vitales, nous attirons votre attention que nous nous dégageons de toute responsabilité si la carte reste bloquée dans les lecteurs. Le déblocage sera facturé au client pour un montant de 420 € ». Alors que la gérante de la pharmacie refuse de répondre, la préparatrice rappelle que le lecteur tactile et fragile ne coûte pas moins de 800 à 1 000 euros, et peut rapidement être endommagé, ce dont elle a personnellement fait l’expérience avec une carte fendue et restée bloquée qui a brisé l’écran en deux lorsqu’elle a essayé de la récupérer. 
Réactions en chaîne dans la profession : Jacques Besnier, président du Syndicat des pharmaciens de l’Essonne, sourit mais vérifie auprès de l’Ordre qu’une telle pratique ne pose pas de « problème d’éthique et d’image de la profession ». De son côté, l’Ordre affirme « on ne peut présager de la conformité à la déontologie et aux règles professionnelles en l’absence de plainte disciplinaire. ».  Pour l’association Consommation logement et cadre de vie « Il faut que la pharmacie démontre que le client est en faute pour pouvoir lui facturer une telle somme. Or, si la carte Vitale est acceptée, qui commet la faute ? ».  La situation semble bien sûr exceptionnelle.  Pour l’association toujours « Cette pharmacie pourrait aussi avoir quelques soucis en cas de contrôle de la répression des fraudes», une crainte confirmée par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes susceptible de qualifier le cas de clause abusive.  
L’article nous rappelle qu’une carte Vitale peut être refusée par le pharmacien si elle est détériorée et qu’il pense qu’elle va abîmer son lecteur. Certaines astuces permettraient de sortir la carte sans forcer en insérant par exemple un petit film plastique... L’installation d’une borne de la Sécurité sociale constitue sans doute une alternative plus sûre d’autant que « le matériel et les connexions liés à la mise à jour sont remboursés par l’assurance maladie».

Source : Le Parisen.fr 15/03  
 
Commentaire
Blachère Pierre
21/03/2017
qu'en disent les assurances professionnelles ? avons-nous poser la question ? si oui avons-nous des réponses à proposer ?
bezombes a
20/03/2017
on devrait nous payer les lecteurs
Catherine Cochet
20/03/2017
Qui a réussi à avoir des lecteurs payés par la sécurité sociale ???
maignan
20/03/2017
Si la carte est douteuse,on peut alors proposer au client de signer un engagement de payer les frais de remise en etat,avant de faire le tiers payant.Puisque si on la met nous memes dans la fente, on peut s'interroger sur "qui est responsable".....Sinon,medicaments oui,mais pas en tiers payant. Et on ne refuse pas la delivrance,on refuse son mode de paiement.Comme les commerces qui mettent une pancarte "pas de cheques"
Ajouter un commentaire

Articles similaires