S’installer sans cash !

Il est de plus en plus compliqué de s’installer et l’apport privé se raréfie. Il y a sous-investissement sur les petites pharmacies par anticipation d’une disparition probable, l’investissement sur les pharmacies moyennes reste prudent et les pharmacies dont le CA >5M d’euros trouvent moins d’acheteurs qu’il n’y en a sur le marché car leur gestion est de plus en plus complexe.
Les modèles économiques changent, d’un modèle centré sur l’officine et l’optimisation du point de vente, on va chercher à mieux maîtriser sa croissance et son environnement, l’organisation en filière permet de partager des ressources et les banques ou entités qui jouent le rôle de banquier suppléent au manque de capital. La réponse à cette raréfaction de l’investissement passe aujourd’hui par des tiers de confiance, des outils financiers et des services pointus mais comment s’y retrouver parmi ces nouveaux acteurs ? Comment les analyser ? Selon Jean-Christophe Chanjou, fondateur du site achat-de-pharmacie.com « L’analyse se place plus sur le terrain des intentions que des outils et au final, il n’existe que 2 types de modèle, celui par captation spéculative ou celui par répartition durable, qui se distinguent à la base par l’ouverture ou non du capital. Dans le premier cas, le pharmacien devient un super salarié. Dans le deuxième cas, la rente est répartie en tenant compte du fait que le pharmacien fait le job, et son niveau d’engagement personnel est maintenu ». Quels sont les indices pour identifier la philosophie d’un modèle ? Dans le modèle par captation spéculative, le prévisionnel est basé sur une surperformance, l’endettement est de 6 EBE (Excédent brut d’exploitation) ou +, le coût de financement >12%, le groupement de type capte et l’intéressement de l’investisseur décoléré. Dans le modèle par répartition durable, le prévisionnel s’assoit sur une performance standard, l’endettement est de 4 à 5 EBE, le coût de financement de 10%, on parle de GIE et l’intéressement de l’investisseur est aligné. 
En conclusion, chacun peut se sentir plus ou moins à l’aise avec l’un ou l’autre de ces modèles et celui par captation spéculative peut parfaitement fonctionner s’il est bien mené mais la plus grande attention sera portée au choix du modèle. Ne pas se tromper de modèle est essentiel !

Source : Conférence les Rencontres de l’officine « Nouveaux modèles économiques : s’installer sans cash » 04/03

 
Commentaire
violleau stéphane
07/03/2017
Personne ne comprend rien. Ne pas s'inquièter mais se méfier des anciens, eux c'était sans cash prêt bancaire 100 % à la banque et remboursement forcapil stimol et autres....Un autre monde, mais ils en veulent encore ils veulent vous bouffer la laine sur le dos.... .
stefan
07/03/2017
Bonjour, pour avoir tenté de m'installer il y a peu de temps, je ne comprends pas très bien de quoi vous parlez. Je pense que c'est une question de vocabulaire, mais je n'en suis pas certain. Je vous donne mon exemple et vous me direz dans quelle case je me situais? - achat d'un fond de commerce avec un CAHT de 1600 000 €. - PV = 90% - Mode de financement mixte : * 100 000€ en apport perso (CASH) * 100 000€ en apport prêt personnel via une banque participative ("sorte" d'apport perso) * 100 000€ venant d'investisseurs privés avec une rémunération = 10 % à 5 ans (apport mixte en CC et en parts sociales) sans dividendes pendant les 5 premières années * 550 000€ avec la même banque participative (qui ne gère aucun flux autre que le remboursement du prêt bancaire) - 12 ans. * 550 000€ avec une banque classique (qui gère les flux de l'entreprise) - 12 ans Merci de m'aider à me situer dans votre description, car je vais reprendre la route de l'achat d'ici quelques semaines et votre analyse peut orienter mon choix de financement. Cdt Stefan
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