Santé pour tous : pétition et appel au débat citoyen

La coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et des maternités de proximité, soit 120 comités locaux et 4 000 contacts, lance une campagne de recueil de témoignages et de propositions à l’adresse des usagers et des patients. Si la coordination s’alarme de la situation des hôpitaux, elle s’alarme plus largement des menaces qui pèsent sur l’accès aux soins dans notre pays. Dans un article de Médiapart qui s’en fait l’écho, la coordination dénonce que « La création des groupements hospitaliers de territoire (GHT) et la suppression des lits qui les accompagnent, recomposent le maillage de la carte sanitaire au détriment de l’offre de soins de proximité ». Selon une enquête menée par le Secours populaire, un quart de la population, et jusqu’à 38 % en fonction du degré de difficulté des familles, renonce totalement ou partiellement aux soins, alerte l’association. Si les pénuries de praticiens étaient jusqu’à présent bien connues des zones rurales, elles touchent désormais également les villes et particulièrement les quartiers populaires. Au début des années 1970, 8 500 médecins étaient formés chaque année. Aujourd’hui, alors que la population a fortement augmenté, on n’en forme plus que 3 500 et le nouvel élargissement du numerus closus ne peut constituer une solution immédiate aux situations critiques dans lesquelles les populations sont plongées. « A l’époque, on a pensé qu’en limitant l’offre de soins, on limiterait le recours aux soins. On voit bien que cela ne marche pas comme cela. Les besoins sont là, liés au vieillissement, au développement des maladies chroniques ». La coordination rappelle que la France, dont le système de santé occupait autrefois le 1er rang mondial, a été rétrogradée au 11e rang.  100 000 lits ont été supprimés en 20 ans dans les hôpitaux publics (chiffres de l’OCDE). 16 000 depuis 2014, selon la Fédération hospitalière de France.
 
Source : Médiapart 12/02

 
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