Les candidats à la présidentielle s’expriment sur la santé

A l’initiative de la Mutualité Française, 5 candidats à l’élection présidentielle ont présenté hier leurs propositions en matière de santé et de protection sociale.
Pour François Fillon, Benoît Hamon et Emmanuel Macron, les hôpitaux, les déserts médicaux, la prévention, les remboursements des prothèses dentaires, auditives et de l'optique sont les principaux remèdes avancés.
Ayant bien compris l’attachement des français à l’Assurance maladie universelle, l’ensemble des candidats, y compris Fillon assurent vouloir garantir son financement. Pour François Fillon, les 20 milliards d'euros d'économies sur cinq ans qu’il souhaite réaliser se feront donc sans privatisation de l’Assurance maladie, qui a disparu de son programme. 
Dans la bouche de tous les candidats, la prévention serait LA solution pour améliorer la santé de Français... et donc réaliser des économies. Selon Emmanuel Macron, la prévention permettrait d’économiser 15 milliards d’euros. Benoît Hamon envisage un remboursement de l’activité physique pour les malades chroniques sur prescription, et François Fillon propose une consultation longue et gratuite tous les 2 ans, pour tous les français. 
Tous s'accordent sur la nécessité de développer les maisons de santé pluridisciplinaires plutôt que d’user de mesures coercitives pour lutter contre les déserts médicaux, Fillon et Macron misant aussi sur le développement de la télémédecine. S'inspirant "des bonnes pratiques" en vigueur chez les kinés et les pharmaciens, Benoît Hamon plaide lui pour le non conventionnement des médecins s'installant dans les zones surdotées.
Mal remboursées par l'Assurance maladie, prothèses dentaires, auditives et lunettes ont aussi focalisé l'attention des candidats à la présidentielle.
Messieurs Macron et Fillon promettent un "reste à charge zéro" d'ici 2022. Si le candidat de la droite assure que "la hausse des cotisations sera maîtrisée" en "contrôlant le coût des prestations", Emmanuel Macron exclut lui toute augmentation des tarifs des mutuelles. Pour y parvenir, il veut également instaurer des "contrats type" de complémentaire afin d'encourager la concurrence. Pour sa part, Benoît Hamon veut "augmenter la part de remboursement de la Sécurité sociale" pour ces soins coûteux et élargir à terme l'ensemble des aides publiques à la complémentaire santé, notamment fiscales, aux fonctionnaires, retraités et étudiants, quitte à envisager "une contribution supplémentaire (...) de la dépense publique". A noter que sur l’hôpital, Emmanuel Macron promet un plan d'investissement et d'innovation médicale de 5 milliards d'euros sur cinq ans.
Ces propositions des candidats pour la santé sont bien sûr précieuses pour les pharmaciens qui ouvrent aujourd’hui leurs négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie. La pharmacie est une grande absente des programmes mais se positionner sur le terrain de la prévention semble une nécessité autant qu’une évidence. Reste qu’aucun candidat n’a précisé le financement des mesures proposées. La guerre sera donc bien économique.     

Source : Celtinews

 
Commentaire
RADER Serge
08/03/2017
Voir le programme NDA 2017. Par exemple la fusion de tous les régimes de Sécu et des complémentaires en une caisse unique, avec disparition du régime RSI, ce qui permettra des économies de gestion; et pour l'officine une rénégociation immédiate de la rémunération pour la rendre indépendante du prix du médicament qu'il faut sérieusement encadrer pour améliorer les revenus des professionnels de santé.
David M.
23/02/2017
Et que propose donc M. Dupont-Aignan à ce sujet ?
RADER Serge
22/02/2017
A l'évidence ce commentaire ne rapporte pas les positions de TOUS les candidats. Le candidat le plus dangereux pour l'officine étant l'imposteur E. Macron, le cheval de Troie du système bancaire international et des multinationales, suivi de F. Fillon dans les mains de Bilderberg. Macron, rapporteur de la Commission Attali, a prôné un libéralisme sauvage qui ne profite qu'aux puissants déjà cités.
Ledoc84
22/02/2017
Tous les candidats oublient la profession de pharmacien .Tout se passe comme si nous n'existions pas , sinon comme seul variable d'ajustement d'économie et ce quelque soit le gouvernement .De Déremboursement en baisses de prix le pharmacien crève la gueule ouverte et rien ni personne ne s'en soucie.Oû est le conseil de l'ordre qui avec nos cotisations pourrait enfin communiquer sur le poids de la pharmacie de ville dans les remboursements(quasiment rien!)?Que fait Isabelle Adenot de nos sous , sinon éditer de beaux journaux que personne ne lit !Une grande campagne nationale pourrait faire comprendre à nos élus ,si éloignés de la vérité , que même s'ils déremboursaient TOUS les médicaments de ville , la sécu serait encore et toujours en déficit .Par contre il n'y aurait plus de pharmacies de quartiers ni de villages pour donner les premiers soins (gratuitement) , pallier le manque de médecins .prendre la tension , donner des conseils de préventions (gratuits). Mais qui osera enfin dire les choses telles qu'elles sont vraiment . Pendant ce temps nous mourrons et payons notre cotisation à l'ordre pour qu'ils puissent faire de bons repas , et nous taper dessus dés qu'ils en ont l'occasion . Il y a 30 ans ,J'aurais du faire médecine
maignan
22/02/2017
C''' est bizarre,personne n'a proposé que la Secu ait le droit,comme 1 000 organismes divers, de proposer elle aussi une assurance complementaire.Pourtant,avec ses frais de gestion a 3.5% au lieu de 17% pour les mutuelles, elle serait vite renflouée,simplement en pratiquant les memes tarifs (ce qui attenuerait le choc de son arrivee sur ce marché.) Les Syndicats d'Alsace Moselle soutiennent cette uidee ,d'ailleurs...
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