L’AFIPA lance une campagne pour promouvoir l’automédication

Le 13 février, l’AFIPA, association professionnelle représentative des industriels qui produisent et commercialisent des produits de santé disponibles en pharmacie sans ordonnance, lance une grande opération de communication. Son objectif est double. Sensibiliser et créer le débat sur l’intérêt du selfcare pour la collectivité et faire prendre conscience aux décideurs politiques que le selfcare doit être intégré à la stratégie de santé qui sera mise en œuvre par le prochain gouvernement. Cette opération comprend une campagne presse dans le Figaro et le Parisien, une lettre ouverte et une boite de médicament factice accompagnée d’une notice, envoyées nominativement aux décideurs politiques français ainsi qu’un programme radio d’information grand public. L’AFIPA a annoncé le lancement prochain de cette campagne au moment de la présentation des résultats de son dernier baromètre des produits du selfcare, réalisé en collaboration avec OpenHealth Company*, confirmant la place de l’automédication comme solution de premier recours pour de nombreux français. En 2016, l’automédication a connu une croissance de +4,8% en valeur par rapport à 2015 (soit 3 883 M€). Elle représente 10,7% du chiffre d’affaires des officines et contribue à 25% de leur croissance. Par exemple,  la fréquentation des officines françaises a augmenté de +21% par rapport à la moyenne de l’année, au moment de l’épidémie de gastro-entérite en décembre. Les français recourent avant tout à l’automédication parce qu’ils connaissent le traitement adapté, souhaitent se soigner rapidement et veulent assurer des dépenses inutiles à l’Assurance maladie. Selon l’AFIPA, pour 98% des pharmaciens et 59 % des médecins le développement de l’automédication permettrait de désengorger les cabinets médicaux. Pour 94% des pharmaciens et 53 % des médecins, le développement de l’automédication permettrait de réduire les dépenses de santé. Avec un niveau de prix bas, 4,74 euros en moyenne, le développement de l’automédication permettrait en effet de dégager 1,5 milliard d’euros d’économies en un an. En bref, l’automédication pourrait parfaitement réguler le parcours de soins pour les pathologies bénignes et s’affirmer comme la première étape du parcours de soins. 


Source : Conférence de presse AFIPA 03/02 
* Réalisé auprès du panel Xpr-SO® de la société OpenHealth

 
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