L’offensive Macron sur la santé : « ne dérembourser aucun soin utile »

La santé commence à se détacher comme un thème phare de la campagne aux élections présidentielles, du moins les médias l’évoquent-ils ainsi. Ce week-end, c’était au tour d’Emmanuel Macron d’en dévoiler plus sur ses intentions en matière de politique de santé, de protection sociale et d’accès aux soins lors d’une visite au centre hospitalier de Nevers puis à Saint-Pourçain-sur-Sioule dans l’Allier où il a pu tester le téléconsultation.

Son engagement public au cours de ces déplacements : « ne dérembourser aucun soin utile ».
Emmanuel Macron estime également que la suppression de l’aide médicale d’Etat s’avère un projet dangereux. Il milite pour une politique de prévention renforcée et la création d’un service sanitaire de trois mois pour les étudiants de la filière santé effectué dans les entreprises ou dans les écoles afin de contribuer au dépistage, à la prévention et à la sensibilisation des groupes de population. Sa position sur l’assurance maladie va dans le sens d’une meilleure prise en charge (100% de remboursement d’ici 2022) des lunettes et des prothèses dentaires et auditives. Il propose encore que les patients atteints d’hypertension artérielle sévère soient également couverts à 100% par l’assurance maladie ce qui était déjà le cas avant un décret signé Fillon en 2011 ! Enfin, les maisons de santé ont la cote dans son programme puisqu’il souhaite en doubler le nombre et créer aussi des maisons de répit et des centres de soins de suivi pour désengorger les urgences. La généralisation de la vente de médicaments à l’unité pour lutter contre le gâchis fait partie de ses intentions bien que celle-ci soit loin de faire l’unanimité chez les pharmaciens.  
 
Commentaire
RADER Serge
11/01/2017
MACRON est un imposteur ! l'homme de la finance et des multinationales (qui paient sa campagne). Il est pour un libéralisme outrancier et sans règles qui ne profite qu'aux puissants dont il est le porte-voix. Il faut le crier haut et fort, auditionné par la Commission Attali dont il était le rapporteur dans le cadre de la Loi LME du 4.8.2008., je peux confirmé ces propos.
koessler delphine
10/01/2017
et qui prendra en charge les conditionnements primaires pour les médicaments délivrés à l'unité ? et comment sera assurée d'une façon simple, pratique et efficace la traçabilité des lots ? Moi je suis prête à faire tout ce qu'on me demandera, mais pas à n'importe quel prix, ni dans n'importe quelles conditions. Il ne faudrait pas que cela devienne une charge de travail source d'erreur pour les équipes.
koessler delphine
10/01/2017
"utile" voilà le mot à retenir, car c'est très subjectif...
Ajouter un commentaire