Suite de la saga des futurs candidats sur les sujets de santé

Samedi, c’était au tour d’Emmanuel Macron de confirmer devant 15 000 personnes à Paris ses intentions, son programme et se dévoiler sur les questions de santé. Sur le financement du système, Macron a confirmé sa proposition de supprimer les cotisations maladie et chômage payées par les salariés pour les transférer sur une hausse de la CSG. Concernant le volet des dépenses maladies, Emmanuel Macron s’est en revanche engagé à ne dérembourser aucun soin, se montrant moins libéral que sur le reste de son programme. Quand il affirme que dérembourser massivement des soins, des petits soins, serait inefficace, injuste et dangereux,  s’agit-il simplement de contrer Fillon ou, fils d’une mère médecin conseil de la sécurité sociale et d’un père professeur de neurologie, est-il simplement influencé par son histoire familiale ?
Quant à Fillon, embourbé dans ses premières déclarations de vouloir réserver l'assurance universelle aux affections graves ou de longue durée (ALD) et recourir à l'assurance privée sur le reste, les fortes réactions et polémiques engendrées y compris au sein des républicains l’obligent à faire marche arrière. Depuis, Fillon ne parle plus ni de « petit risque », ni même de l'objectif de réaliser 20 milliards d'euros d'économies sur 5 ans. Par contre, aucun démenti sur une réforme de fond qui prévoit de mettre en place une agence de régulation et de contrôle de la sécu et des organismes complémentaires qui représenterait tous les acteurs, usagers compris. Disons qu’à ce jour, la visibilité que donne Fillon sur son programme est plus que limitée, prêtant le flanc à de nouvelles attaques en provenance du Front National qui l’accuse de mensonge et fausse reculade. On est bien partis ! 


 
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