Quand Manuel Valls Marisol reste

Certainement déçue de ne pas succéder à Manuel Valls au poste de premier ministre alors qu’elle faisait partie de la « short list » pour Matignon, et malgré une impopularité croissante auprès des professionnels de santé, Marisol Touraine, probablement en place jusqu’à la fin du mandat de François Hollande, s’apprête à battre un record de longévité à la tête du ministère de la santé (sous la Ve République) de 3 ans et 10 mois, jusqu'ici détenu par Simone Veil, Roselyne Bachelot étant restée trois ans et 187 jours !
De son côté, libéré de ses fonctions et sans plus attendre, Manuel Valls déclaré candidat aux primaires de la gauche, s’attaque bille en tête aux positions exprimées par François Fillon et s’oppose farouchement aux déremboursements massifs de médicaments dès lors qu’ils empêcheraient les plus modestes de se soigner. Valls a d’entrée de jeu clairement exprimé son attachement à notre système de Sécurité sociale et au système hospitalier français. Sa devise est de continuer sur sa lancée et rétablir les comptes sociaux plutôt que de suivre les recommandations d’économistes inspirées d’exemples étrangers et réduire la couverture santé des français. Si Manuel Valls a toujours soutenu la politique menée par Marisol Touraine, il s’avère un homme de terrain que la nouvelle campagne électorale devrait rendre plus accessible au dialogue. Il est perçu comme un homme pragmatique et autoritaire dans ses positions même si celles-ci ont parfois pu varier comme sur les questions d’éthique. Manuel Valls est en particulier attendu sur l’évolution de la législation des personnes en fin de vie. Les évolutions récentes paraissent-elles suffisantes à celui qui en 2009 déposait une proposition de loi pour légaliser cette pratique ?   

 
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