L’USPO lance un cri d’alarme et appelle à une mobilisation d’urgence

La rémunération des pharmacies baisse encore de 1,5% depuis le début de l’année 2016 après une chute de 2,5% en 2015. La situation est catastrophique et pourrait ne pas se rétablir.  L’USPO dénonce plusieurs nouveaux projets jugés « incompréhensibles et inacceptables ».  En tête de ceux-ci, le CEPS (Comité économique des produits de santé) a récemment présenté un plan d’économies sur les génériques qui pèserait pour plus de 50% sur les officines et leur ferait perdre 152 millions d’euros, réduisant à néant l’investissement des pharmacies sur le développement du générique et le plan gouvernemental de communication en cours. La Ministre de la santé s’est déclarée favorable à un financement pluriannuel soutenant la convention pharmaceutique pour réformer la profession mais à la veille de l’ouverture des négociations conventionnelles, aucune note de cadrage n’a encore été communiquée. La première version de l’ordonnance relative au maillage territorial marque un retour à la dérégulation avec l’introduction de la voie dérogatoire pour la création, le transfert et le regroupement  d’officines. L’USPO marque son désaccord profond avec cette mesure qui consiste à compter plusieurs fois la même population résidente et de passage mettant en péril la présence d’officines sur tout le territoire. Enfin, les CPAM (caisses primaires d’assurance maladie) ne cessent de harceler les officinaux alors qu’ils pratiquent le tiers payant depuis longtemps. Le traitement inégalitaire réservé par les caisses aux pharmaciens et aux patients suivant les départements les pénalise sur la prise en charge de certains traitements et dispositifs médicaux.  
La situation est plus que tendue sur des sujets hautement stratégiques. L’USPO appelle la profession à se rassembler et à décider d’actions fortes à engager dès janvier. 2017 sera une année déterminante pour l’avenir de la pharmacie. L’action c’est maintenant.  


 Source : Communiqué USPO 07/12
 
Commentaire
JLF
08/12/2016
L'Upso est il informé qu'il y a des élections législatives ? Les ministres actuels ont d'autres chats à fouetter que s'occuper d'une profession moribonde à cause de leurs réformes.... Quand aux successeurs éventuels , les promesses et la réalité.... sont deux choses bien différentes.. L'époque pour (enfin) réagir est donc particulièrement mal choisie...
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