Course pour les vaccins contre le cancer

Pfizer, Merck & Co, AstraZeneca, BMS, les big pharma livrent une guerre sans merci pour les vaccins contre le cancer, un marché prometteur qui devrait croître de plus de 17% par an au minimum pour tripler d’ici 2022 et atteindre 7,5 milliards de dollars (Global Business Intelligence). Nous apprenions la semaine dernière que Pfizer prenait 50% des parts d’Ignite Immunothérapie avec option d’achat, s’alliant des compétences en immunothérapie pour mieux investir ce domaine et accélérer le développement. Des inhibiteurs pourraient être ajoutés pour traiter les cancers métastasiques.  D’autres entreprises du médicament ont affirmé leur dynamisme sur ce secteur de la recherche. BMS s’est associé à  Bavarian Nordic pour obtenir fin 2015 la licence d’un vaccin dans le cancer de la prostate actuellement en phase III de développement. Merck & Co est partenaire de la biotech Moderna pour développer un médicament contre le mélanome avancé combinant la technologie des vaccins de la biotech. AstraZeneca travaille avec Inovio pour obtenir des accords de licence sur un produit injectable dans le cancer du col de l’utérus dû aux papillomavirus et du carcinome squameux de la tête et du cou.
Selon l’étude récente de Global Business Intelligence 1 286 produits, dont des vaccins universels contre le cancer auraient récemment été mis au point mais peu d’élus arrivent sur le marché. Pour prendre l’exemple des cancers du col de l’utérus, 3 vaccins préventifs ont été lancés aux Etats-Unis, GSK a lancé Cervarix en Chine mais a quitté le marché américain encore faible aujourd’hui et dominé par Merck & Co avec Gardasil. Le passé a été marqué par de cuisants échecs comme GSK avec un vaccin contre le mélanome et contre le cancer du poumon.  Merck KGaA's a également connu plusieurs échecs pour un vaccin contre le cancer du poumon, le Stimuvax, développé avec la biotech Oncothyreon, jusqu'à l'arrêt définitif des essais cliniques en phase III. Le chemin du développement clinique est semé d’embûches pour ces vaccins porteurs d’espoirs alors que les cancers restent une des premières causes de mortalité dans le monde.
Source : la Tribune  
 
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