Maladie d’Alzheimer : une nouvelle déception

Ces dernières semaines ont déjà été marquées par les débats autour du déremboursement des médicaments anti-Alzheimer pour manque d’efficacité. On apprend aujourd’hui que les essais cliniques de phase 3  menés par Eli Lilly avec le solanezumab se sont soldés par un échec et que le laboratoire ne poursuivra pas la demande d’autorisation de mise sur le marché. En effet, Le solanezumab n'a pas ralenti significativement le déclin cognitif de plusieurs malades d'Alzheimer, comparé aux patients ayant reçu un placebo, communique Eli Lilly qui continuera à développer d’autres approches avec notamment une molécule en phase II et trois autres en phase I. Les associations de lutte contre la maladie d’Alzheimer n’ont pas manqué d’exprimer leur déception. Elles ont aussi fait part de leur jugement. Pour, l’Association américaine Alzheimer notamment, la piste du solanezumab et d'autres agents anti-amyloïdes doit continuer à être explorée, car à un stade plus précoce de la maladie, ces médicaments peuvent faire leurs preuves. Les études cliniques portant sur des médicaments s’attaquant vraiment à la maladie et non à ses seuls symptômes ne cessent de diminuer et de nombreux développements ont été arrêtés depuis les années 2000. Reste-t-il un espoir ? Le traitement anti-tau sur lequel travaillent Abbvie, BMS ou Merck & Co, s’avère comme la principale alternative à la stratégie basée sur l'anti-amyloïde. Il est censé empêché l'agrégation de protéines tau dans le cerveau, accusé de provoquer des dégénérescences neuronales qui pourraient être à l’origine même de la maladie d’Alzheimer. Le développement des immunothérapies pourrait constituer une autre piste pour cette maladie qui touche plus de 30 millions de personnes dans le monde.

Source : Communiqué de presse Eli Lilly 23/11/2016 

 
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