La santé : une grande absente du débat public et électoral

ODOXA a rendu public hier 14 novembre les résultats d’un nouveau sondage mené fin octobre afin d’apprécier la place de la santé dans le débat public et politique, en France et en Europe. 3 021 personnes ont été interrogées dont 1 002 français âgés de dix-huit ans et plus, 402 patients et 403 médecins. Une nette majorité de Français (55%) affirme que les propositions que feront les candidats à l’élection présidentielle auront un impact sur leur choix au moment du vote, un taux qui s’élève à 61% chez les patients. 76% des Français font de la santé une priorité de l’action du prochain Président de la République, devant l’éducation des enfants de la primaire au lycée. Pourtant, les trois-quarts d’entre eux estiment que la santé est la grande absente des débats politiques et électoraux, alors que ce sujet est bien plus présent dans d’autres pays européens comme l’Angleterre ou l’Espagne. 88% des personnes interrogées assurent avoir été satisfaites de leurs relations avec les établissements de santé, qu'ils soient publics ou privés, un taux que seuls 31% des praticiens questionnés estiment positif. Bien qu’ayant une bonne opinion de leur système de santé, les Français (80% des sondés) anticipent une dégradation de ce système au cours des années à venir. Parallèlement, l'enquête d'opinion d’ODOXA place les infirmiers en tête des professionnels de santé ayant une bonne opinion auprès du grand public (95%), devant les médecins généralistes (89%), les pharmaciens (83%) et les médecins spécialistes (81%). La bonne opinion sur les pharmaciens de 85% sur l’Europe varie de 79% au plus bas pour l’Italie et grimpe jusqu’à 89% en Angleterre sans que les raisons en soient données ni étayées. La bonne opinion sur les professionnels de santé est sans commune mesure avec celle des journalistes (31%), des hauts fonctionnaires (14%) et des hommes politiques (6%) ! 

 
Commentaire
CAMOUILLY Liliane
15/11/2016
L'Etat et les politiques ne cessent de négliger, que dis-je, d'étrangler les professionnels de santé et, si possible, de les monter les uns contre les autres! Est-ce une bonne politique pour faire des économies de dépenses de santé? Du temps des apothicaires, cette tentative a eu lieu. Résultat: augmentation de la mortalité dans la population!!!! Ceux qui nous gouvernent semblent oublier que notre responsabilité est grande quant à l'accompagnement des patients. Il s'agit de professions réglementées avec toutes les obligations qu'elles impliquent. Nous ne sommes pas des distributeurs de barils de lessive.Merci Mesdames et Messieurs les politiques d'en tenir compte!
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