Financer les pharmacies : les SEL en plein boom

Les banques ont des capacités de prêts de plus en plus limitées, les baisses de prix des médicaments font chuter les marges et le secteur doit absorber de nouveaux concurrents en parapharmacie. Comment dans ce contexte, acquérir ou rénover une pharmacie ?  En 2015, l’approche de SEL (Sociétés d’exercice libéral) est adoptée par plus de 90% des acquéreurs. Les SEL qui ont constitué une première réponse à l’accompagnement des installations peuvent maintenant être détenues par des sociétés de participation financière de professions libérales dites SPFPL. Cette évolution permet d'ouvrir le capital de la société à des pharmaciens investisseurs diplômés. Les SEL offrent l’avantage clair de pouvoir optimiser la fiscalité de l’officine et améliorer sa capacité de remboursement.  Le système laisse encore entrevoir une mutualisation possible des savoir-faire. Les groupements de pharmacies ont permis de développer l’expertise métier et consolider le réseau pharmaceutique mais il est crucial que de jeunes pharmaciens puissent s'installer pour garder la cohérence du réseau de proximité. Cela passe forcément par un renforcement des capacités d'investissement du réseau pharmaceutique pour se transformer. La capacité à innover doit permettre de dégager des alternatives à l’ouverture du secteur aux fonds d’investissement et assurer aux acteurs du métier la maîtrise de leur environnement et de leurs performances. 

 
Commentaire
olivier G
14/11/2016
Comment peut-on parler d'avoir "consolidé le réseau pharmaceutique" alors qu'une pharmacie ferme tous les 24 à 72H ?
lolorigolo
14/11/2016
Il y avait aussi les selas qui étaient un super moyen de consolider le réseau, de permettre à certains de s'installer avec un faible apport....Eh oui, la fédé n'en voulait plus, bravo à leur travail de sape pour annuler ces selas minoritaires, même si d'autres investisseurs multipliaient les points de vente avec un capital quasi majoritaire....Malgré ces gros faiseurs, il y avait des anonymes qui installaient des assistants digne de confiance, et mûrs pour s'installer et diriger pleinement une entreprise, sans l'obscurantisme de l'investisseur. Maintenant, il lui faut 51% des parts, avec les banques, cela devient tres tres difficile!!! ou alors il faut qu'il sorte de la cuisse de jupiter...
F.A
14/11/2016
le debut de la fin dans quelques années avec les fonds d'investissements.
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