Rôle des pharmaciens dans la promotion des biosimilaires

Réaliser le potentiel des médicaments biosimilaires constitue un enjeu économique de taille. En effet, de nombreux brevets de médicaments vont tomber dans le domaine public entre 2015 et 2020 et fin 2015, pas moins de 41 biosimilaires étaient déjà en développement. Sur les Etats-Unis et l’Europe, les économies possibles réalisées grâce au développement des médicaments biosimilaires se situe entre  49 à 98 Mds d’€, créant un véritable engouement et un élargissement du marché (cf exemples de l’EPO ou du Filgrastin). Bien sûr, les différences de niveaux de prix entre les différents pays d’Europe existent et les politiques des Etats ne se superposent pas. En Allemagne, les autorités jouent le jeu de la concurrence avec des mesures de soutien de la prescription dans un contexte de gestion décentralisée. En France, il y a peu d’incitation à la prescription et seuls les médecins restent au cœur de la prise de décision. Maintenant, quelle que soit la situation, le marché des biosimilaires ne pourra se développer réellement que dans un contexte de durabilité de l’environnement pour les industriels avec un besoin de formation évident sur les bénéfices de ces produits. Le pharmacien peut-il jouer un rôle dans la promotion des biosimilaires et quel est-il ?  Non seulement ce rôle existe mais il est multiple et s’articule autour de nombreux aspects : information et communication envers le patient, collaboration avec le médecin,  garantie de sécurité et de traçabilité des produits, participation à leur développement, évaluation en vie réelle et contribution à une bonne observance, garantie forte des résultats cliniques. 


Source : Conférence congrès national des pharmaciens Nantes 22-23 octobre 2016 
 
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