PLFSS 2017 : le ras-le-bol des industriels du médicament

Les industriels du médicament sont une nouvelle fois exaspérés​ par le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS 2017) examiné aujourd’hui  en Conseil des ministres.  La raison de cette réaction : une nouvelle absence de croissance programmée qui condamne littéralement l’innovation thérapeutique, son accessibilité à tous et par là même le secteur pharmaceutique entier. Encore une fois la mise en œuvre de nouvelles mesures de régulation drastiques contraint le médicament à assurer 50% des mesures d’économie. Pour Patrick Errard, président du Leem, « Le satisfecit général sur le déficit de la Sécurité sociale est à nuancer. Le Leem invite la puissance publique à plus de réalisme. L’équilibre budgétaire est précaire et l’installation, par le PLFSS, de nouveaux mécanismes de régulation spécifiques visant les produits innovants, démontre de façon préoccupante un manque de confiance du gouvernement dans l’efficacité de la régulation conventionnelle. » 
Le Leem appelle plus que jamais à une réforme structurelle du système de soins d’autant que les marchés européens renouent avec la croissance (Allemagne +6 % de croissance en 2015, Royaume-Uni +10 %). Avec une croissance nulle, l’industrie pharmaceutique française est en perte de vitesse. Sur les 130 molécules autorisées en Europe entre 2012 et 2014, 8 seulement étaient produites en France, contre 32 en Allemagne, 28 au Royaume-Uni et 13 en Italie.

 
Commentaire
RADER Serge
05/10/2016
Le LEEM, toujours fidèle à lui même ! eh oui l'Italie malgré des coupes franches du budget médicament depuis 10 ans met au point plus de molécules que la France qui n'a pas encore commencé à réduire son budget malgré les annonces trompeuses. Qu'on arrête aussi de gesticuler sur l'innovation qui est quasiment inexistante alors que les scandales des prix continuent en raison d'une corruption à tous les niveaux. Parfaitement Mr Errard notre facture nationale doit baisser fortement, jusqu'ici elle s'est maintenue quoique vous disiez, mais pour agir vraiment il faut changer complètement la rémunération des phciens, et ensuite appuyer sur l'accélérateur.
CN
05/10/2016
Et nous donc les officinaux
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