Le rôle du pharmacien dans la prescription des nouveaux médicaments

Dans les 5 à 10 ans, 3 révolutions vont considérablement impacter le développement de nouveaux médicaments : une révolution technologique, numérique et sociétale. Les solutions thérapeutiques innovantes combineront le plus souvent un médicament, un dispositif médical et un ou des objets connectés. La cancérologie concentrera une très grande partie des nouveaux médicaments sur le marché avec 4 enjeux majeurs : 1) L’ambulatoire. Les thérapies ciblées sont essentiellement des thérapies orales qui laissent une sensation d’isolement du patient par rapport au système hospitalo centré qui prévaut aujourd’hui. Dans ce contexte, le rôle de proximité du pharmacien s’affirme comme essentiel dans la gestion des effets secondaires « bénins » sur le parcours de soins et de coordination tant avec les autres acteurs de santé qu’entre la ville et l’hôpital. 2) Un enjeu de personnalisation des traitements qui grâce aux thérapies ciblées définiront autant de maladies orphelines qu’il existe de types de cancers. Le temps et la confidentialité apportés aux patients seront des éléments extrêmement précieux de la démarche d’accompagnement. 3) Un enjeu de complexification. L’association de thérapies complexes crée un véritable défi de compétences dont aucun acteur n’aura l’entière maîtrise et qui  rend le dialogue interprofessionnel indispensable à une prise en charge efficace. 4) Enfin, un enjeu de chronicisation du cancer. Certains parleront d’une forme de diabétisation du cancer qui confère au pharmacien un rôle sans équivalent non seulement sur la iatrogénèse mais aussi en termes d’accompagnement humain et de suivi de l’observance. 
Oui, le rôle de professionnel de santé du pharmacien devra être reconnu et va s’accentuer de façon très forte dans les prochaines années. Un virage à ne pas manquer.   


Source : Conférence congrès Nantes 22-23 octobre 2016 

 
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