Hépatite C : les antiviraux à action directe bientôt en pharmacie ?

75 à 80 000 patients en France sont atteints d’hépatite C et environ le même nombre ignore leur maladie.  Hier 17 octobre, l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) et le Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS), ont remis leurs recommandations au ministère des Affaires sociales et de la Santé dans l’objectif de prendre en charge l’ensemble des patients et leur donner un accès universel aux nouveaux traitements. La Haute autorité de santé (HAS) travaillera ensuite aux modalités de mise en œuvre de cet engagement. Les auteurs du rapport (rapport coordonné par Daniel Dhumeaux, hépatologue à l'hôpital Henri-Mondor – APHP) se positionnent clairement en faveur d’une dispensation des antiviraux à action directe dans les pharmacies de ville,  avec pour les pharmaciens d’officine un rôle particulier de surveillance des interactions médicamenteuses. Le suivi pluridisciplinaire des patients en aval et en amont du traitement apparait comme un point central des recommandations et pose également la question d’une coordination médico-sociale pour les populations les plus fragiles – populations migrantes en tête. Les réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) devraient se limiter aux patients les plus complexes. Pour les patients qui ignorent leur maladie, le dépistage doit s’organiser de façon ponctuelle et universelle pour la population adulte au moins une fois dans sa vie et un dépistage élargi est préconisé pour quatre groupes de populations à  risque, usagers de drogues, sujets détenus, personnes co-infectées VIH-VHC et personnes migrantes et étrangères. 

Source : Prise en charge thérapeutique et suivi de l’ensemble des personnes infectées par le virus de l’hépatite C. RAPPORT DE RECOMMANDATIONS 2016. Ministère des Affaires Sociales et de la santé.

 
Commentaire
CN
18/10/2016
vu la marge, c'est pas une bonne nouvelle.
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