Dépakine : nouveau scandale sanitaire en France !

Le premier volet présentant les résultats du programme d’études pharmaco-épidémiologiques sur les conséquences d’un traitement par Dépakine au cours de la grossesse, mené par l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) et la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAMTS) a été communiqué le 24 août dernier. Il apporte notamment un éclairage sur la fréquence de l’exposition à l’acide valproïque (Dépakine) et ses dérivés chez les femmes enceintes et son évolution de 2007 à 2014. Ce médicament prescrit contre l’épilepsie ou les troubles bipolaires est responsable de malformations congénitales qui portent principalement sur le cœur, les reins, les membres, des anomalies de fermeture du tube neural (spina bifida) ainsi qu’un risque accru de retard du développement ou d'autisme. 
Selon l’étude, plus de 14 322 femmes enceintes auraient pris de la Dépakine entre 2007 et 2014 soit 1,9 grossesse exposée pour 1000 grossesses en France. Si le nombre d’enfants atteints par les troubles précédemment décrits n’est pas précisé, ces chiffres présagent de l’ampleur de ce nouveau scandale sanitaire…
La ministre de la Santé, Marisol Touraine a annoncé dans un communiqué qu'un dispositif d'indemnisation des victimes sera voté au Parlement d'ici la fin de l'année. 
Le deuxième volet de l'étude, portant sur les enfants exposés in utero, est attendu courant 2017, indique-t-on à l'ANSM.

Source : Communiqué de presse du ministère des Affaires sociales et de la Santé

Commentaire
Soyez le premier à commenter cet article
Ajouter un commentaire