Parution des avenants « entretiens pharmaceutiques » : et après ?

En 2013, les 3 syndicats représentatifs de la profession signaient avec l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) la mise en place d’un service rémunéré : l’accompagnement des patients sur des pathologies chroniques via des entretiens pharmaceutiques.

Mais si on fait le bilan aujourd’hui, le compte n’y est pas vraiment. Pour les entretiens AVK, seuls 3 546 adhésions et 8 612 entretiens ont été enregistrés depuis le début de l’année (177 821 adhésions et 242 583 entretiens réalisés depuis 2013). Pour les entretiens asthme, seuls 1 115 adhésions et 1 212 entretiens ont été enregistrés depuis le début de l’année (5 282 adhésions et 5 943 entretiens réalisés depuis 2014).

Mais alors, que manque-t-il ? Vous êtes nombreux à vous manifester à ce sujet et d’un avis commun, il ressort un point bloquant : la rémunération trop peu attrayante étant donné le temps consacré.
La campagne de communication de l’Assurance Maladie (prévoyant un guide d’accompagnement, une fiche de suivi patient, un memo interactions médicamenteuses, un questionnaire d’observance et une affichette pour l’officine) prévu pour septembre permettra-t-elle de redonner un second souffle à ces entretiens pharmaceutiques ?

Commentaire
cf
06/07/2016
Personne ne veut de ces entretiens chronophages, sauf peut être les grosses officines pour occuper leurs assistants qui en ont marre de vendre de la para et peut être aussi, pour pratiquer une concurrence déloyale puisqu'elles seules, ont le personnel et les moyens...
lionel
05/07/2016
"rémunération trop peu attrayante" certes, mais le pire c'est une rémunération à n+18 mois !!! C'est honteux, qui accepterait d'être rémunéré 18 mois après sa prestation ???
SJ
05/07/2016
Les entretiens pharmaceutiques, toute l'équipe s'est mobilisée au départ avec les AVK. Il a fallu déployer une énergie considérable. C'est long, c'est compliqué, c'est beaucoup trop éloigné de notre activité quotidienne (délivrer une ordonnance, dispenser un conseil). L'équipe s'est épuisée. Quasiment aucun retour positif des patients (on le sait, comme toujours il n'y a que les mécontents qui s'expriment). L'accompagnement on le fait naturellement tous les mois à chaque fois que le patient vient chercher son ordonnance. Il vaudrait mieux facturer 4€ d'honoraires directement à chaque ordonnance pour laquelle un conseil a été ajouté. Et la Sécu enverrait un questionnaire de satisfaction aux patients au lieu d'une lettre de "motivation" qui part directement à la corbeille.
CN
05/07/2016
En fait on est débordé de travail, la marge générale de l'officine baissant, il faut diminuer la masse salariale, et les entretiens non rentables, passent en dernier. Je pense que les entretiens, ne résoudrons rien. C'est la marge globale qu'il faut augmenter.
Ajouter un commentaire