La performance des officines en berne...

Le groupe KPMG publie une étude dédiée aux moyennes professionnelles dans le secteur de la pharmacie (24ème édition) et la première chose que l’on remarque, ce sont les deux indicateurs évalués (performance commerciale et de gestion) qui atteignent des niveaux historiquement bas. Les chiffres parlent d’eux-mêmes…

Pour près 50% des 501 officines étudiées, la marge régresse, et pour 10% d’entre elles, la marge plonge de plus de 6,6%. Par ailleurs, l’activité liée au médicament générique représente près de 40% de la marge totale. Le cabinet d’audit juge cette dépendance préoccupante, et ce, d’autant plus que  la substitution générique engendre un effet de prix à la baisse, impactant forcément le chiffre d’affaires.
Enfin, KPMG ne se positionne pas sur les impacts de l’honoraire de dispensation, ceux-ci étant encore difficilement lisibles.
 
Evolution CA HT officines.jpg



A lire : KPMG - Moyennes professionnelles 2016

Commentaire
pons dominique
13/05/2016
chroniques de mort annoncée depuis 25 ans , et ce lentement , à coup de réformes et normes distillées lentement ( pour faire peu de vagues ) . A qui va profiter ce saccage d'une profession et d'un réseau de distribution si convoité ? Financiers , Assurances , industriels ??????????L'état n'étant là que pour tenir le stylo , semble-t-il. merci de me donner quelques idées .
Folco Jean-Patrice
06/05/2016
KPMG nous explique que le chiffre d'affaires baisse à cause de la substitution mais oublie de préciser aussi que la baisse des prix impacte aussi le C.A. KPMG oublie alors de nous expliquer que si la substitution engendre un effet de prix à la baisse, elle engendre aussi mécaniquement une augmentation du taux de marge qu'il est difficile d'évaluer d'autant plus que les baisses de prix de princeps font aussi augmenter mécaniquement le taux de marge, l'étude des moyennes professionnelles perd alors en crédibilité. Par ailleurs il est extrêmement surprenant que KPMG ne se positionne pas sur les honoraires alors que leur 24éme édition des moyennes professionnelles DE LEURS CLIENTS et non de la profession est la 17éme depuis la mise en place de la rémunération forfaitaire à la boite. Si depuis 17 ans KPMG n'a pas réussi à lire l'impact de la part forfaitaire sur notre rémunération comment KPMG pourrait il lire l'impact des honoraires, qui n'est qu'une augmentation de la part forfaitaire, puisqu'il n'a pas chercher à mettre en place les indicateurs nécessaires à la lecture d'une rémunération alliant part forfaitaire et marge. "L’étude propose un éclairage sur les effets déjà visibles et à venir de la réforme de la rémunération officinale du 1er janvier 2015 et de l’introduction de l’honoraire de dispensation, amené à impacter le modèle économique de l’officine." c'est ce que dit KPMG dans la présentation de son étude, tout cela pour dire qu'il ne positionne pas sur les honoraires, autrement dit KPMG ne comprend rien à notre rémunération et les moyennes professionnelles de leurs clients sont un outil publicitaire destiné à capter les clients désireux de payer très cher des conseils qui ne serviront à rien.
VALLIER laurent
06/05/2016
D'une part, il ne fait perdre de vue que aucune entreprise ni profession est en sécurité, d'autre part nous avons sûrement plus besoin de stabilité que de sécurité .... Et pour finir merci d'enrichir cette réflexion en partant du principe que de noter les erreurs ou les écueils des autres nous permettra sûrement de ne pas tomber dans les mêmes .....alors en avant ...
Laurent VALLIER
05/05/2016
Quels syndicats ou quelles instances défendent l'honoraire à l'ordonnance ...?????
MAIGNAN JACQUES
04/05/2016
C' est bizarre que personne ne remarque que l'honoraire, c'est le piege.Demandez aux medecins si leurs 23 euros depuis 2010, c'est la sécurité !!! L'inflation pour les charges professonnelles continue d'augmenter,(alors que celle du francais moyen est a zero).Mais cette 2eme inflation est dans le viseur des Banquiers EUROP2ENS : ils ont besoin que ça reparte. .Alors, nous, avec notre honoraire jamais réevalué, et les depenses professionnelles et privées qui vont s'emballer, on sera asphyxiés !!! merci l'honoraire !!!!!
yan
04/05/2016
oui mais : il n'est jamais potards pour agir!
Borderie Fabrice
04/05/2016
Claude 10 euros d'honoraires c'est mon idee ça !! on est deux fondons un syndicat !!!!
herve dlb
04/05/2016
Il est également pensable de mettre en place des protocole de soins effectués en officine du type suivi de la tension en instauration de traitement (via le site ameli.fr avec retour des mesures effectuées au médecin traitant) avec un forfait à l'acte de 10€. etc...
guy giacomini
04/05/2016
errare humanum est ,persevere diabolicum, comme dirait pepère JML... ainsi ces syndicats qui nous dirrigent n'ont toujours pas compris ce qu'est un honnoraire !! A l'ordonnance bien sûr, et selon la difficulté ,la prise en charge, la pathologie ,etc.... C'est quand meme extraordinnaire que la reflexion vienne de la base ,non?? Alors qu'on annule les elections ,qu'on fasse la révolution, il faut créer des mouvements pharmacopolitiques : Ho He les potards! .... les potards debout !!... et j'en ai plein d'autres...
Masa Claude
04/05/2016
Il y a quelques années, nous arrivions à vivre convenablement dans nos pharmacies sans trop compter sur les remises génériques. 15 ans plus tard et sans ces mêmes génériques, nous serions tous morts! Que va-t'il se passer lorsque l'Etat va vouloir tuer ces remises salvatrices? Comme les médicaments sont quand même pour la société dans laquelle nous vivons et qu'il n'y aura plus de pharmaciens pour les distribuer, l'Etat nous embauchera peut être comme fonctionnaires pour refaire notre travail. Plus sérieusement, nous devrions avoir dès à présent un statut intermédiaire en devenant des indépendants travaillant à l'acte, une ordonnance délivrée étant payée 10€ par exemple. Et dans ce cas la Sécu pourrait agir sur le prix des médicaments sans que nous soyons les dindons de la farce!
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