Où en sont les entretiens pharmaceutiques ?

Les entretiens pharmaceutiques ont été introduits via l'avenant n°1 à la convention nationale pharmaceutique signé par l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) et les trois syndicats représentatifs des pharmaciens d'officine en 2013. Ils concernent aujourd’hui l’asthme, les antivitamine K et les anticoagulants oraux d’action directe. Dans ce cadre, le pharmacien accompagne ses patients dans ces domaines thérapeutiques et se voit rémunéré pour cet acte : 40€ pour 2 entretiens en année 1, puis 30€ pour un entretien en année 2.

Mais force est de constater que ces entretiens pharmaceutiques n’ont jamais réellement décollé. Pour y pallier, l’assurance maladie compte sur une campagne de communication, tant auprès des pharmaciens que du grand public. Par ailleurs, il est également question du renforcement du recueil du consentement afin de maximiser le nombre de patients inclus.

Ces entretiens sont une réelle opportunité pour les pharmaciens d’officine. C’est également un outil de santé publique utile, permettant de minimiser le risque iatrogène et de favoriser l’observance des traitements par les patients.
Mais selon vous, que manque-t-il à ces entretiens pour les voir se démocratiser ?

Commentaire
Rey jean luc
28/04/2016
Et dans un bon délai !
Rey jean luc
28/04/2016
Les entretiens pharmaceutiques suivent un adage:comment faire compliqué quand on pourrait faire simple.Le tout mal payé ou pas payé du tout.Je me suis investi dans l'entretien AVK avec pour couronner le tout une disparition de mon fichier client sur Ameli. Remarque qui dépasse le sujet: avec la tarification des perfusions, on reste dans l'adage. Conclusion:nous voudrions un fonctionnement rationnel,rémunéré à son juste prix.
CG
27/04/2016
Tout bêtement ce système ne concerne qu'un tout petit nombre de patients pour qu'un pharmacien soit rémunéré (une misère par rapport au temps passé): Ainsi par exemple pour les AVK la convention signé stipule: "le pharmacien doit intégrer dans le dispositif des patients dont la durée de traitement de 6 mois ou plus est avérée ou le sera sans équivoque à la date à laquelle la situation de l'assuré sera appréciée pour la rémunération du pharmacien. Cette appréciation intervient sur la base des données de remboursement (en date de délivrance) dont dispose l'assurance maladie." ET "l'accompagnement des patients sous AVK passe par un entretien à l'initiation du traitement" => si pas d'entretien DES le début du traitement et/ou pas 6 mois de traitement au moment de la rémunération = pas de paiement au pharmacien. CQFD De toute façon les pouvoirs publics ont tout intérêt à ne pas payer un service que les pharmacies ont toujours fait GRATUITEMENT
pb
27/04/2016
Une vraie rémunération, voilà ce qu'il manque. Et celui qui a de l'argent a du temps à consacrer pour des entretiens qui sont par ailleurs une idée très intéressante.
Yahya j
27/04/2016
Pour le moment ce modèle est totalement inadapté au monde officinale. Comment libéré autant de temps pour un seul patient dans la plus part des officines de France. Il faudrait quelque chose de plus simple que l'on puisse faire au comptoir, avec à chaque visite deux trois quatre informations pertinentes que l'on donne au patient avec des cases à cocher à chaque passage ( ceci intégré dans nos logiciel ). Une fois que toutes les cases sont cochées, le formulaire est transmis directement à la sécu et déclenche un paiement immédiat. On a parfois l'impression qu'on nous pond des choses très compliquées, histoire de nous décourager. Il est facile après de dire "regardez nous avons donné l'occasion aux pharmaciens de faire de l'éducation thérapeutique et ils n'ont pas su concrétiser cette chance". Faudrait il qu'on mette en place des outils adaptés à notre pratique. Je ne suis pas encore magicienne, je ne suis que pharmacienne. Pondez nous des choses compatibles avec notre pratique et la je vous certifie que cela fonctionnera.
Antoine RAMBAUD
26/04/2016
Travailler plus pour gagner moins, c'est la logique depuis 1981........un seul choix: expatriation !!
LAVILLE Bernard
26/04/2016
Tant que ces entretiens ne seront pas payés au fur et à mesure c'est à dire après le 2ème entretien et non pas 6 mois à un an voire deux pourquoi s'investir surtout pour 40€ de l'heure !!!! ( cf les services SAV et leur taux horaires !!!)
cf
26/04/2016
Les signataires syndicaux qui veulent des entretiens pharmaceutiques, sont des officinaux qui ont de grosses pharmacies et donc du personnel.. Certes ,quand vous avez plusieurs préparateurs qui délivrent des ordonnances, vos assistants peuvent effectuer ces entretiens , mais ce n'est pas le cas dans 80% des officines où le personnel est compté et où l'assistant et le titulaire doivent être au comptoir... Loin des réalités de terrain, nos syndicats doivent revoir leurs prétentions et se mettre à portée de la majorité des pharmaciens.....Ce qui manque donc, pour faire décoller ces entretiens, c'est du temps et des moyens pour la quasi totalité des officinaux... On ne peut pas dire aux autorités que notre marge est trop faible pour subsister, et d'un autre coté , assurer que l'on a les moyens d'effectuer (quasi gratuitement) des entretiens pharmaceutiques..Un peu de bon sens..., merci..
pasco jm
26/04/2016
certains oui , ils se permettent de faire de la pda "gratis" pour des ephad à plus de 30kms !!!!!!
schmidt thierry
26/04/2016
Qu'on arrête de nous prendre des abrutis ! C'est une vaste fumisterie ! Payés 40 euros en fin d'année pour 1h1/2 passée ( dans le meilleur des cas avec tous nos patients d'origine étrangère qui comprennent encore mal le français) si et seulement si la personne est revenue pour le 2ème entretien . Je paye la femme de ménage plus cher que cela !!! C'est un acte technique qui serait facturé par n'importe quelle profession 80 euros HT de l'heure . On ne doit donc pas être rénuméré moins de 100 euros pour les 2 entretiens et exigé d'être payé immédiatement 50 euros après chaque entretien ! Sur la base de 23 euros / consultation ( tarif des pays sous-développés) un médecin est payé 115 à 140 euros de l'heure (et il lui reste à peine 60)
Bunetel Laurence
26/04/2016
Pour que les entretiens se démocratisent il faudrait: - Une simplification de la gestion administrative de l'entretien avec Un vrai payement à l'acte comme les médecins à l'aide de la carte vitale sans avance de frais par le patient, Chaque entretien devrait être rémunéré pour que le résultat ne soit pas entravé par les contraintes d'année civile et les besoins de certains patients qui ne justifient pas forcément d'un second entretien. - Une meilleure coopération avec certains professionnels de santé qui s'opposent à ces entretiens: ce qui passe par une communication et explication. Ces entretiens ne visent pas les ajustements posologiques mais les risques iatrogènes. - Une meilleure information du patient pas la CPAM car leur recrutement est parfois difficile. - Une meilleure rémunération, chaque entretien durant en moyenne 30 minutes et devant être réalisé par un pharmacien
clouet veronique
26/04/2016
Il manque une forme plus compatible avec l'exercice officinal n'ayant pas d'adjoint il est difficile de consacrer autant de temps dans un bureau Peut être un questionnaire simple avec remise de documents en plusieurs au moment de la délivrance serait plus adapté quitte à être rémunérer différemment car actuellement la rémunération c'est une usine à gaz
lefevre remi
26/04/2016
a notre époque qui travaille pour des clopinettes ? vous ?
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